Les critiques de Idy envers le pouvoir sont justifiées…la preuve : Fatick, la ville du Président est sale et pauvre

Faudrait-il le rappeler aux Sénégalais et aux Fatickois ?
Permettez-moi de souligner que depuis la réaction à Touba du Président de REWMI, Idrissa SECK, sur les situations politiques, économiques et sociales dramatiques que vit notre pays(le Sénégal) sous le régime actuel, nous avons recueilli beaucoup d’agitations médiatisées de responsables de l’APR(Alliance pour la République),le parti du président, Macky Sall. Comme à l’accoutumée, ils n’ont fait que dans la calomnie et dans le discours de bas étage, occultant, sciemment, le débat auquel ils sont invités, celui sur les difficultés que vivent les sénégalais. Aujourd’hui, personne n’ignore, à l’avance, le contenu des discours-réponses des responsables de l’APR à chaque fois qu’un responsable de REWMI rompt le silence, à fortiori le président Idrissa Seck.Partout même son de cloche ! « UN homme pressé, avide de pourvoir, sûr de lui, qui ne souhaite pas du bien au président SALL, qui accepte mal son statut de président, qui se dit pourquoi lui et pas moi). L’exemple le plus parfait de ce genre de discours est, sans conteste, celui du président Macky Sall lors de la dernière université républicaine. Reprenant les réflexions de rue des responsables de son parti et ratant une bonne occasion de faire preuve de sérénité et de lever l’inquiétude dans laquelle les sénégalais sont plongés, le président Sall à fait dans la querelle politique stérile. Mais il doit savoir que là n’est pas le débat. Il est ailleurs !
Il est dans la réponse qu’il faut apporter aux crises scolaire et universitaire qui se dessinent, à la crise de l’agriculture(les paysans bradent actuellement leurs récoltes partout dans le territoire national notamment dans le département de Sédhiou parce qu’aucun dispositif n’est mis en place pour acheter leurs graines d’arachide, contrairement aux annonces spectaculaires du gouvernement), au chômage des jeunes, à l’appauvrissement actuel aigu des sénégalais du fait des tâtonnements du régime actuel (le Sénégal est toujours dans le lot des pays les plus pauvres du monde. Après le rapport du FMI, le dernier rapport du PNUD le certifie. Dans son classement de 2015 le Sénégal, avec un indice de développement humain de 0.466, est classé 170eme sur 188 pays, contre un indice de 0.528 et un classement de 118eme en 2014, ce qui confirme un recul du Sénégal et une augmentation de la pauvreté), à l’échec de l’acte3 de la décentralisation (toutes les collectivités locales peinent à faire face à leurs charges) et j’en passe.
Il est dans l’arrêt du harcèlement de l’opposition. Personne n’ignore aujourd’hui que l’opposition est harcelée, que l’emprisonnement des hommes politiques est programmé, que les libertés d’expression et de marche, pourtant consacrées par la constitution, sont violées.
Il est dans l’application de la gestion sobre et vertueuse pompeusement annoncée comme style de gestion du pouvoir actuel. Aujourd’hui, nul n’ignore que le pouvoir de Macky est loin de cette option. La mauvaise gestion est beaucoup plus expressive au niveau local, notamment dans la commune de Fatick qui, pourtant, devrait être la commune la plus surveillée par le président Macky Sall (Il y était maire et c’est sa base politique).La commune de Fatick est une ville laissée à elle-même depuis quelques années sous la conduite d’un maire et d’un conseil municipal limités et sans aucune ambition pour elle. Aucune prise en compte des priorités identifiées par les comités de développement des quartiers(CDQ) et des préoccupations sociales des populations. Aucune vision ni à long, ni à court terme qui permet d’admettre l’existence d’une politique municipale. Pourtant, dans le rapport d’orientation budgétaire de 2015, les montants consacrés aux dépenses sociales s’élèvent à dix millions cinq cent mille (10.500.000).Vu l’absence d’une prise en charge correcte des questions sociales par l’équipe municipale on est en droit de se demander : Où sont passés les sommes budgétaires allouées aux dépenses sociales. Les populations sont laissées à elles-mêmes pendant les moments les plus difficiles de l’hivernage. Des pans entiers de la ville sont insalubres et sombres. L’assistance aux établissements de santé et d’enseignement est insignifiante. Dans cette même lancée, dans le rapport d’orientation budgétaire de 2015, la coopération décentralisée est retenue comme une source de financement additionnelle. Ainsi, un montant de dix(10) million lui est consacré. Mais aucune coopération décentralisée signifiante n’existe aujourd’hui entre Fatick et une autre ville étrangère. Là également on se pose des questions sur l’utilisation des ressources. Il est temps aujourd’hui que les Fatickois s’intéressent à la gestion de l’équipe municipale actuelle, dirigé par Matar Bâ,et s’organisent pour défendre les intérêts de leur commune. C’est pourquoi, je voudrais appeler la convention des Fatickois (elle a été lancée le 14 Novembre 2014, son bureau a été installé en janvier 2015 et elle s’est révélée aux Fatickois dans le week-end du vendredi 18 au dimanche 20 décembre 2015 avec de grandes activités) à s’engager uniquement sur le terrain du développement sans position politique. C’est important de le dire parce que le discours de la présidente dans les colonnes d’un journal (elle parle d’un soutien au plan Sénégal émergent et au programme d’urgence de développement local) et les invitations à leurs activités qui n’ont été adressées qu’aux responsables de l’APR laissent penser qu’on a à faire avec un mouvement de contribution ou de soutien à Macky SALL. L’apport attendu de la convention est tout autre. Il est de mobiliser toutes les énergies des Fatickois de quelque bord qu’ils soient pour le développement économique et social de Fatick et non de s’engager sur le terrain politique. Espérons que l’appel sera entendu afin que l’on ne fasse de la convention un raccourci pour des politiques encagoulés.
Matar Ndoumbé DIATTARA
Coordonnateur départemental de Rewmi à Fatick