Les avocats de Karim et de Bibo n’ont pas dit leur dernier mot…Ils comptent encore sur une dernière action

La bataille de la Cour suprême fut considérée comme la lutte finale entre la défense et l’accusation, dans le cadre du procès de Karim Wade. Mais, aussitôt que l’institution que dirige Badio Camara a livré son verdict, que les avocats explorent de nouvelles voies. Me Boubacar Cissé pense à un rabat d’arrêt. «Non ce n’était pas notre dernière chance. Peut être que nous allons nous réunir et voir quelle est la conduite à tenir sur cette affaire parce que nous entendons nous battre jusqu’au bout. Nous ne faisons pas de politique nous, nous sommes des juristes. Il y a une possibilité de demander un rabat d’arrêt», a indiqué l’avocat de Bibo Bourgi. Car indique l’avocat, «à la lecture de la décision qui est extrêmement longue, il y a beaucoup d’erreurs de droit et de procédure qui ont été commises par la Cour suprême».

Seneweb

1 Comment

  1. Je ne crois pas que cette nouvelle voie apportera quelque chose. Il faut enfin reconnaitre que nous ne sommes pas en démocratie au sens occidental du terme. Cette affaire Karime nous le démontre. Il ne suffit pas de crier haut et fort que notre pays est un exemple de démocratie pour qu’il en soit ainsi. Il ne suffit pas non plus de « singer » les institutions françaises pour être l’égale de la France. Les institutions sont le reflet de l’histoire sociale d’un peuple. Nous n’avons pas crée nos institutions (cours d’appel, cours de cassation, cours suprême, etc…) nous les avons hérité sans les avoir assimilé.
    Premièrement il est inimaginable qu’un procès absurde comme celui de Karime puisse se produire en France. Parce que le pouvoir judiciaire français est indépendant et très structuré. On aurait classé l’affaire depuis le début.
    Deuxièmement même si Karime était fautif on l’aurait traduit devant la haute cour de justice et non devant un tribunal d’exception comme la CREI. Le fait même que la Cour suprême donne crédit aux actes de la CREI montre que le Sénégal a encore du chemin à faire pour mériter d’être comparé à ses anciens maitres.
    En effet la Cours suprême est supposée connaitre l’organisation judiciaire sénégalaise et doit savoir qu’un ministre accusé dans le cadre de ses fonctions est passible de la haute cour de justice. Cette simple remarque devait entrainer la nullité de toute la procédure.
    Donc il ne suffit pas de se doter des mêmes instruments judiciaires que nos maitres pour se prendre pour leurs égaux. Un proverbe français dit « chassez le naturel, il revient au galop » Autrement dit nous ne sommes pas encore mure pour la démocratie. On en a la preuve avec l’affaire de Karime. On peut toujours continuer à le crier haut et fort que nous sommes devenus démocratique et civilisés mais il nous faudra des siècle pour y arriver

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