Les anciens combattants accusent l’Etat…Sur la CMU et la bourse de sécurité famliliale

Action sociale de l’état : Les anciens combattants de Bignona, pas contents accusent l’autorité, l’administration se désole et recadre.

Entre les anciens combattants de Bignona et l’administration locale, il y a une incompréhension. Les premiers cités n’apprécient pas leur faible présence sur la liste des bénéficiaires des programmes sociaux de l’état, la bourse de sécurité familiale et la CMU notamment. Selon leur président Aliou Badiane, « les anciens combattants sont lésés et ce n’est pas normal ». Une lettre avait été adressée aux autorités notamment le Préfet de Bignona et le Gouverneur et aux au niveau national pour inviter ces dernières à méditer d’avantage sur le sort des anciens combattants et veuves. Mais il n’y a eu aucune réaction en leur faveur, disent-ils. Fatigués d’attendre, ils ont alors décidé de s’ouvrir à la presse pour transmettre à l’autorité leur indignation. « Nous avons déposé une liste de 40 personnes  après enquête auprès du service de l’action sociale mais seulement 20 ont été retenus et les 20 autres, on nous dit qu’ils vont bénéficier de la couverture maladie universelle. Ce n’est pas ce qui était convenu et nous ne l’accepterons pas »a déclaré Aliou Badiane.

Après ses accusations, xibaaru a joint le chef du service départemental de l’action sociale. Mapathé Samb balaie d’un revers de mains les accusations qu’il considère comme « non fondées » du président de l’association des anciens combattants. Il parle même d’agitation basée sur la non maîtrise du mécanisme d’attribution des aides de l’état. Et Mr Samb de préciser « les personnes choisies pour bénéficier de la bourse l’ont été sr la base des enquêtes faites dans les quartiers avec les délégués et la structure chargée de mener ces enquêtes qui ne dépend pas de moi. » Après cette précision, le patron de l’action sociale a apporté un autre éclaircissement concernant les bénéficiaires de la CMU pour dire que c’est effectivement son service qui s’occupe des enquêtes mais sur la base de critères pré-établis. Et les retraités bénéficiaires de pension de retraite ne sont pas une cible potentielle.  Mr Samb conseille à Aliou Badiane et ses camarades à se battre au niveau national avec leur structure mère, l’office national des anciens combattants (ONAC) pour avoir un quota de la part de l’état et l’action sociale se chargera de l’exécution. En conclusion, le rôle de l’action sociale n’est pas de choisir les gens qui bénéficient de la bourse, les choses se passent au niveau de la base, dans les quartier et villages. Et ce n’est pas, non plus, au Préfet d’en décider. « Dans une collaboration franche, les gens peuvent voir comment intégrer des personnes, même membre de l’ONAC si réellement elles sont dans le besoin. Mais cela ne doit pas se faire dans la pression ou l’intimidation et l’agitation sans fondement » a indiqué l’autorité. Les anciens combattants se sont également prononcés sur l’élection du bureau régional de l’ONAC. Là également, ils soupçonnent et dénoncent un complot. La réunion prévue le 9 Mai est ramenée au 7 Mai lendemain du gamou départemental de Bignona, donc difficile pour le département de Bignona de laisser les étrangers sur place pour aller à Ziguinchor en plus de la fatigue. Autre manquement noté dans cette rencontre, le quota octroyé au département de Bignona est jugé insignifiant par rapport à Ziguinchor alors que Bignona est plus que Ziguinchor.

 

L.BADIANE pour xibaaru.com