Leral Askan Wi charge Idy…Ses ambitions personnelles priment sur

Depuis quelque temps, Idrissa Seck leader du parti Reewmi occupe la scène médiatique par des critiques acerbes contre la libération de Karim Wade sous le couvert d’une position contre le dialogue national qu’il a qualifié de deal et de « bara yeggo ». Voilà quatre années que l’espace politique national est pollué par le débat sur des règlements de comptes sur fond d’emprisonnements d’adversaires politiques dont la culpabilité n’est pas toujours établie de manière irréfutable. Si pour débloquer la situation et amener les différents acteurs à discuter le président de la République initie un dialogue national visant à apaiser la tension ambiante et remettre le pays au travail, tous les patriotes doivent s’en féliciter. Idrissa Seck qui a pris le parti de ramer à contre courant semble exprimer une peur interne, une angoisse existentielle avec la libération de Karim Wade. Mais les ambitions personnelles d’un Idrissa Seck doivent-elles primer sur l’intérêt national et la stabilité politique ? Doit-on rappeler à Idrissa Seck tout le mal qui a été raconté sur Abdoulaye Wade qui a été traité de grand malade et de sénile auprès des lobbies français et américains sous Sarkozy et Bush ? Pourtant au moment de pardonner et d’oublier ce dernier l’a fait. Après donc l’appel des chefs religieux, des organisations de défense des droits de l’Homme, des partis politiques et de l’écrasante majorité des Sénégalais, si le président de la République décide d’aller vers l’apaisement, il  faut l’en féliciter. Car il est temps de s’occuper des interminables grèves du front social, de la lancinante question de la sécurité avec la menace terroriste, du chômage des jeunes, des difficultés de l’entreprise sénégalaise menacée par les multinationales, de l’économie exsangue etc.

Leral Askanwi qui, dans l’intérêt exclusif du Sénégal et des Sénégalais, s’est toujours distingué dans la critique objective, embouche la même trompette que l’écrasante majorité du peuple pour dire

oui à la libération de Karim Wade,

oui à l’apaisement

oui à la prise en charge des priorités nationales

Le Président

Omar FAYE