Le Sénégal lance son second « SUKUK » pour avoir 150 milliards FCFA

Le Sénégal lance son 2ème emprunt obligataire islamique pour 150 milliards FCFA

L’Etat du Sénégal a lancé depuis lundi, son deuxième emprunt obligataire islamique (SUKUK) à travers une opération d’appel public à l’épargne dénommée « SUKUK Etat du Sénégal 6% 2016-2026 » en vue de mobiliser un montant global, indicatif de 150 milliards FCFA (environ 255 millions de dollars), a-t-on appris mercredi auprès du ministre de l’économie, des finances et du plan, Mr Amadou Ba.
L’émetteur offre, à travers un Fonds commun de titrisation de créances (FCTC), une marge de profit de 6% par an. Ce profit, net d’impôt pour les résidents au Sénégal, payé semestriellement sur une durée de 10 ans, avec 2 ans de différé (capital et profit).

La période de souscription s’étendra jusqu’au 19 juillet 2016 avec possibilité de clôture par anticipation.

Lors de cette opération, le FCTC émettra 15 millions de parts (Sukuk) d’une valeur nominale de 10 000 FCFA l’unité pour les investisseurs et recevra en retour de la liquidité pour un montant global, indicatif de 150 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Le Fonds utilisera le produit de l’émission pour l’achat de l’usufruit des Actifs Sukuk qui seront mis en location à la République du Sénégal, en contrepartie d’une marge de profit de 6% par an.

L’actif Sukuk consiste en l’usufruit d’une partie de l’aérogare de l’aéroport international Léopold Sedar Senghor du Sénégal qui est constituée d’une assiette foncière de 115 hectares, objet du titre foncier N° 17.621/NGA.

L’Actif Sukuk contient les halls de départ et d’arrivée, les bâtiments de la Direction Générale, les parkings, les hangars et les bâtiments annexes.
Suite aux diligences effectuées par le Commissaire aux Comptes du FCTC, la valeur de l’Actif Sukuk est évaluée à 250 milliards FCFA FCFA . « L’Actif Sukuk, ainsi que les immobilisés sous-jacents, ne font l’objet d’aucune Sûreté, privilège ou autre droit au profit d’un tiers », avance-t-on au ministère des finances.

La République du Sénégal, en tant que locataire, va payer un loyer semestriel au Fonds. Celui-ci utilisera les revenus provenant des loyers pour effectuer les remboursements périodiques (principal et profit) aux titulaires de parts de Sukuk, soit le capital ainsi qu’une marge de profit de 6% par an.
Au moment du rachat, la République du Sénégal rachètera l’usufruit des actifs Sukuk, conformément aux termes du contrat de rachat.

« La particularité de cette opération est qu’elle est conforme aux exigences de la Charia (loi islamique) en termes de structuration et de rémunération des placements effectués par les investisseurs (institutionnels et personnes physiques) », souligne l’émetteur.

1 Comment

  1. Un pouvoir annonce un programme PSE pour l’émergence sur 25 ans. Ce pouvoir, pour le financement de ce programme, « vide la banque de Pékin » avant de rencontrer le Club de Paris. De ce Club de Paris, ce pouvoir « obtient » pour le financement de son PSE 300% de ses besoins. En clair les besoins de financement du Sénégal sur 25 ans sont assurés. A la concrétisation, le ministre des finances annonce une mobilisation des promesses de financement à hauteur de 67%.
    Et la suite de tout cela c’est le même pouvoir qui lance des emprunts obligataires, émet des bons de trésor, lance des SUKUK, pour chercher des financements. Y a t il besoin d’y réfléchir deux fois pour conclure qu’il y a mensonge quelque part ?

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