Le Sénégal en coalition avec l’Arabie et 33 autres pays pour combattre le terrorisme…

Le royaume d’Arabie saoudite a mis sur pied une coalition de 34 pays pour lutter contre le terrorisme. Le Sénégal est la partie, tout en gardant ses liens avec l’Iran voisin. C’est le de la diplomatie de la souveraineté de chercher la quadrature du cercle.

Le Sénégal fait partie des 33 pays qui ont accepté de se joindre à l’Arabie saoudite pour constituer une puissante coalition contre le terrorisme. Le royaume chérifien compte ainsi démontrer à la face du monde que la lutte contre une certaine forme d’extrémisme religieux n’est pas du seul ressort de l’Occident chrétien. Le président Macky Sall a donné son accord le 11 décembre lorsque, saisi par le cabinet royal, il s’en soit entretenu avec les autorités de Ryad. Déjà en lutte contre le terrorisme depuis son accession au pouvoir avec la crise malienne, Macky Sall ne pouvait que se joindre à cette large coalition, affirme-t-on.
Cet acte fort de la diplomatie de souveraineté ne gâche en rien nos relations avec les pays de zone, souvent eux aussi en conflit, comme l’Iran dont, au demeurant, le ministre des Affaires étrangères est attendu en visite officielle les 21 et 22 janvier prochain ; Dakar s’entend avec Ryad pmour aller en guerre contre toute forme de terrorisme, quelles qu’en soient les formes et les origines.
La diplomatie de souveraineté prônée par le chef de l’État sénégalais vise à « normaliser les relations du Sénégal avec tous les pays du du monde entier ». À ce titre, d’ailleurs, Macky Sall s’est empressé de rétablir les relations diplomatiques avec l’Iran dès février 2013 alors que, dans la région, l’amie déclarée de Dakar est l’Arabie saoudite avec laquelle elle est en phase dans le dossier yéménite, par exemple. De même, l’excellence de l’axe Rabat-Dakar n’aliène en rien ni n’empiète sur les relations avec Alger.
Le cadrage diplomatique voulu par le président Macky Sall repose ainsi la délicate question des contraires à concilier, ce qui entraîne parfois des « questions pas toujours faciles » selon les termes d’un haut diplomate en poste à Dakar. Autant dire chercher ou trouver la quadrature du cercle.