Le rapport accablant sur les cas de fraude et de corruption lors du référendum du 20 mars…

Macky, son gouvernement, sa coalition Benno bokk Yaakar viennent d’être épinglés dans un rapport remis à l’Union européenne, à l’USAID et aux Nations Unies

Dans un document de 55 pages intitulé  « RAPPORT SUR LA CORRUPTION AU REFERENDUM DU 20 MARS 2016 », la coalition « Jubanti Sénégal » a dénoncé dans ses moindres détails avec des révélations des cas de fraudes survenus pendant la campagne et lors du référendum du 20 mars derniers au Sénégal, en France et dans plusieurs autres localités.

Xibaaru vous livre la partie des révélations croustillantes du rapport : c’est la partie 3…

Partie 3 : Un système bâti sur la fraude et la corruption

Avec nos correspondants déployés à l’intérieur du Sénégal et à l’étranger, nous avons pu collecter des informations qui confirment l’impact de la corruption et de la fraude lors de ce référendum. Des religieux, des maires, des électeurs auraient reçu de l’argent. Des responsables du parti au pouvoir auraient acheté des cartes du «NON » de 5.000F à 10.000 FCFA. Des vivres auraient été distribués dans les quartiers pauvres pour acheter des votes. Pour un régime qui avait fait la lutte contre la corruption son cheval de bataille, c’est intriguant. La corruption a été déterminante durant cette compétition électorale. Les exemples qui le prouvent sont nombreux.

A Touba, les responsables du parti au pouvoir s’accusent parce qu’une partie du financement aurait été détournée par un des responsables. Omar Ndiaye alias «Angloma » responsable APR à Mbacké s’en est même violemment pris à Moustapha Cissé Lo vice-président à l’Assemblée Nationale, Sadaga Seck Député de l’APR et Gallo Ba qu’il a accusé de détournement des fonds de campagne. Selon des sources variées, 10 millions de FCFA ont été donnés aux responsables de Touba en plus d’une rallonge de 5 autres millions comme appui selon Omar Ndiaye «Angloma» interrogé par «Baolinfo». Si chaque section de l’APR a reçu 15 millions de FCFA, quel devrait être le montant exact mobilisé au niveau national ? A ce montant, faudrait-il ajouter l’argent offert à d’autres individus.

45 millions remis à des Elus locaux de Mbacké

-30 millions remis aux femmes du PDS de Guédiawaye

-2 millions (par personne) remis à plusieurs jeunes de l’UJTL de Guédiawaye

-2 à 3 millions aux organes de base du Parti au pouvoir

-5 millions à de jeunes marabouts de Touba

-50 millions à des lutteurs

«Ils ont donné de l’argent aux populations jusqu’à 5.000F par jour » a dénoncé le Député Maire de Mermoz Barthélémy DIAS.

Ils ont distribué de l’argent, du riz jusqu’à deux heures du matin. Ils ont versé de l’argent à des groupements, des ASC » a fustigé Moussa SY Maire des Parcelles Assainies. Plusieurs religieux, Elus locaux, personnes influentes, sportifs, responsables de parti de l’Opposition ont reçu de l’argent pour battre campagne pour la victoire du «OUI».

-Dans un article qui a fait le tour de toute la toile, le journaliste Serigne Saliou GUEYE écrit : «le vainqueur de la consultation avec un score qui avoisinerait les 55% qui a violé ignominieusement les règles de l’équité en matière de compétition démocratique ou de consultation populaire». Manifestations monstres dans tout le Sénégal, distribution outrancière de riz, de liasses d’argent, promesses de réalisations, inauguration de chrysanthèmes, achat éhontée de consciences, manipulation corruptive de soi-disant imams qui ont abdiqué les prescriptions de l’islam, visites aux khalifes généraux des confréries musulmanes et au chef de l’Eglise sénégalaise pendant la campagne, utilisation de certaines réalisations infrastructurelles dans des foyers religieux à des fins politico-partisanes, agitation de la fibre ethnique, tous les expédients, fussent-ils à l’antipode des valeurs et règles démocratiques, ont été utilisés par le courant du « oui » pour obtenir la victoire».

Privé de son droit de vote, le journaliste poursuit : «À cela s’ajoute la volonté délibérée du Ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, organisateur matériel du référendum, de saboter le bon déroulement du scrutin. À quelques encablures de la date du vote, grande fut la surprise de plus de 200 mille électeurs quand le Ministre de l’Intérieur leur a notifié qu’ils ne pourraient pas accomplir leur devoir et droit civiques à cause d’une défaillance douteuse de la machine d’impression des cartes d’identité. Et beaucoup de Sénégalais qui se sont déplacés ont été surpris de se faire signifier qu’ils ne sont pas autorisés à voter dans leur centre habituel sans en retour recevoir une once d’information qui leur indiquerait leur lieu de vote. Déboussolés, désemparés, ces citoyens privés d’un droit fondamental, dont l’auteur de ces lignes, sont rentrés déçus et amers ». En, les électeurs de plus de 50 bureaux de vote à Touba ont été supprimés sans explications. S’y ajoute le Ministre de la Jeunesse, «plus spécialisé dans l’arrogance et l’impudence, a, à l’entame de la campagne, organisé publiquement en direct de la TFM dans une ambiance folklorisée une remise dégradante de chèques à des jeunes nécessitants mais avec le label « oui » estampillé sur des chèques géants en carton ». Serigne Saliou Gueye a dénoncé le comportement de la RTS et d’autres organes de presse du pouvoir qui ont exclu les tenants du « non » des plages d’expression qu’offrent leurs médiums. Il n’a pas manqué de souligner les immenses moyens déployés pour confectionner des affiches publicitaires. «Dans tous les boulevards et artères de Dakar, les affiches et coquelicots publicitaires sont bariolés par l’image présidentielle avec un rictus stéréotypé. Le Ministre de l’Intérieur chargé de l’organisation de la consultation, obligé d’afficher une certaine neutralité même si l’on sait qu’il est responsable apériste, a pris lui aussi sa part dans la campagne » a-t-il écrit.

«Des plénipotentiaires du courant du « oui » dont la mission ignoble est d’acheter des bulletins « non » ont sillonné tous les centres de Dakar. Le ministre délégué en charge de la Microfinance et de l’Economie solidaire, Moustapha Diop, et le directeur général du port, Cheikh Kanté, ont cassé la tirelire pour acheter des voix électorales. Le député Moustapha Cissé Lô a publiquement avoué qu’il recourrait à des pratiques corruptives pour engranger des voix supplémentaires» a dénoncé le journaliste.

Le camp du « Oui » a foulé du pied l’article L.104 qui dit que « quiconque, par des dons ou libéralités en espèces ou en nature, par des promesses de libéralité, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou de plusieurs électeurs, a obtenu ou tenté d’obtenir leurs suffrages, soit directement, soit par 9

l’entremise d’un tiers, sera puni de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA ». D’ailleurs, le mardi 14 mars 2016, le Président du Forum des Justiciables, Babacar Ba avait déposé une plainte auprès du Procureur de la République pour l’ouverture d’une enquête sur les cas de corruption notés durant la campagne. (Voir plainte en annexe).

Toujours dans sa belle plaidoirie, Serigne Saliou Gueye a soutenu que «dans un tel contexte de corruption généralisée déguisée ou ouverte dont le chef de file se trouve être le leader du « oui », lequel n’a pas barguigné à faire des promesses mirifiques de soutien financier à des imams, à des délégués de quartier, à des organisations sportives, à s’afficher obséquieusement avec des guides religieux pour parler d’infrastructures, à courtiser des lutteurs en papier, à payer les droits télé pour la diffusion en direct du combat de lutte Boy Niang/Garga Mbossé, il n’est pas étonnant de voir ses troupes panurgistes verser impunément lors de la campagne référendaire dans des dérives corruptogènes».

-En France, l’argent destiné aux responsables du parti au pouvoir aurait été détourné. Environ 7500 euros auraient disparu. Cet argent était destiné à la location des bus pour le transport des électeurs du «oui », le jour du vote. Citée dans cette affaire nébuleuse, Mme Mbacke, vice-consul du Sénégal à Paris, a expliqué que six minibus avaient été loués le jour du vote pour faire des navettes dans les différentes sections proches de Paris. Visiblement agacée par cette nouvelle affaire, elle a accusé les militants tapis dans l’ombre, coupables à ses yeux de vouloir saboter le travail que les partis est en train d’abattre en France. A son avis, l’APR/France devrait prioritairement mobiliser son énergie dans l’analyse des résultats du référendum, notamment la percée du Non à Paris, au lieu de s’attarder sur des choses inutiles a écrit Mamadou Ly dans un article paru dans la presse en ligne. Depuis le début de la campagne pour le référendum, la tension est montée de plusieurs crans au sein de l’APR France pour une affaire d’argent, certains militants ont accusé le coordinateur Demba Sow de vouloir créer une trésorerie parallèle sans passer par Lansana Koïta, l’argentier du parti en France.

– «Malgré sa présence massive dans la campagne, l’utilisation à son profit exclusif des médias d’Etat et d’une bonne partie des médias privés, la corruption et l’achat de consciences, l’injection de sommes considérables et la honteuse distribution de denrées alimentaires à une population affamée depuis quatre années, les inacceptables manipulations du fichier électoral par le ministre de l’intérieur, la vaine tentative d’avoir par surprise les sénégalais et tous ceux qui avaient décidé de dire « non » à sa réforme, Macky SALL n’a réussi qu’à susciter apathie, interrogations, scepticisme et rejet de son projet de révision de la Constitution » dit le communiqué du PDS du 23 mars 2016. Les camarades d’Omar SARR ont demandé à «l’OFNAC de s’autosaisir sur ce qui apparaît manifestement comme de la corruption par l’achat de conscience et toutes autres formes de corruption pour obtenir un vote favorable de la part de personnes exerçant des responsabilités publiques».

-Face à la presse, le chargé des Elections Monsieur Sada NDIAYE avait déclaré «qu’aucune crédibilité ne saurait être accordée aux révisions des listes électorales actuelles. Elles doivent être purement et simplement annulées». Bien avant la tenue du référendum, ce responsable libéral estimait que la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome) doit instruire toutes les CEDA (Commission Electorale Départementale Autonome) opérant au Sénégal «pour 10

 

vérifier la fiabilité et la crédibilité de toutes les opérations liées aux audiences foraines et à l’établissement des cartes nationales d’identité». Monsieur NDIAYE avait très tôt lancé l’alerte mais il n’avait pas été suivi par l’Opposition préoccupée par d’autres questions moins importantes. Le responsable libéral avait soutenu que plusieurs problèmes ont été enregistrés dans le déroulement du processus électoral. Selon Sada NDIAYE, au moment où le ministre de l’intérieur demande à ses unités mobiles d’établir des cartes nationales d’identité, d’accélérer la cadence de production, 14 cas de fraudes ont été listés dans sa commune de Nguidjilone, dans la région et le département de Matam. Ils sont composés essentiellement de «couples fictifs» et autres.

Mieux, il souligne qu’un responsable apériste dénommé Diouldé BA, ayant déjà une carte nationale d’identité et une carte d’électeur, a introduit une requête avec un autre prénom, nom et date de naissance, pour avoir à nouveau ces mêmes pièces. A en croire Sada NDIAYE, ce même sieur, qui se dit chargé de mission à la Présidence de la République, a aussi une nationalité française sous un faux nom. Le libéral accuse, en outre, le député Daouda DIA de produire 500 cartes d’identité et électeurs au niveau de sa localité. Selon lui, M. DIA et son équipe sont en train de recenser maison par maison tous ceux qui ont des extraits et cartes nationales d’identité et ceux qui ne l’ont pas, pour les inscrire sur la liste électorale. L’ancien député libéral a aussi révélé que ces mêmes cas de fraudes existent aussi au niveau de la diaspora, notamment aux Etats-Unis d’Amérique, en complicité avec le ministère de l’Intérieur. Et des cas ont été avérés. Selon lui, tous les réfugiés mauritaniens hall pular qui sont en Amérique bénéficient aujourd’hui de la nationalité sénégalaise, par ce procédé.

-Le 25 juin 2015, le journal «Le Quotidien » est revenu sur la réaction de la CENA par rapport aux cas de fraude découverts par l’Opposition. La CENA avait confirmé que des commissions pour la confection de la carte d’identité nationale ont été «effectivement» installées dans des sièges du parti au pouvoir. Elle dénonce de tels «manquements préjudiciables» au processus électoral. La CENA, à travers un communiqué que le journal « Le Soleil » a publié, écrit :«Après enquête de la Commission électorale départementale autonome (CEDA) de Pikine et interpellation des différents protagonistes, il a été constaté qu’effectivement, l’équipe d’instruction de la Carte Nationale d’Identité (CNI) était installée le 18 juin 2015 dans un lieu privé. L’enquête complémentaire menée par la CEDA de Pikine a permis de constater que la commission itinérante d’instruction de la carte d’identité nationale s’est effectivement installée dans les lieux ci-dessous signalés : Au siège de l’APR à Dalifort (où) le maire est étiqueté PS, au siège de l’APR à Guinaw Rails Sud (où) le maire est étiqueté PDS, à la mairie de Diamaguène Sicap Mbao (où) le maire est étiqueté APR, à la mairie de Pikine Ouest (où) le maire est étiqueté APR et à la Maison de la Femme à Yeumbeul Nord.» Par cette occasion, la CENA avait dénoncé ce qui s’est passé dans les communes citées ci-dessus et avait appelé le ministère de l’Intérieur à éviter de tels manquements, préjudiciables à la bonne transparence dans le processus électoral. En outre, la CENA «s’émeut de tels procédés dans le cadre de l’instruction de la CNI et s’inquiète de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’opinion et le caractère transparent du processus électoral».

Extrait du rapport de Jubanti Sénégal intitulé« RAPPORT SUR LA CORRUPTION AU REFERENDUM DU 20 MARS 2016 » Pages 7-8-9-10 

5 Comments

  1. l Etat n a pas d argent à jeter a la fenêtre. raconter des bêtises sans pour autant donner des preuves n est que fort ridicule. ce référendum contribuera juste à consolider notre démocratie et renforcer l Etat de droit.

  2. Ils ont pu titrer, et la plupart du temps dans le cadre de publireportages payés, des « Mimi Touré a pris sa revanche sur Khalifa Sall », « Idy a perdu le département de Thiès », « Aïda Mbodj a perdu… », Baldé a perdu… » Gakou a perdu… », Omar Sarr a perdu… », « Moussa Sy a perdu… », « Khoureysi Thiam a perdu… », etc.
    Des « vengeances » et des « défaites » qui leur étaient restées au travers de la gorge depuis 4 ans. Et pour en arriver à bout, ils se sont partagés 1 213 bureaux de votes fictifs. Quelques bureaux fictifs, suivis d’un gros titre dans la presse et la « vengeance » est dans la poche.
    A Mimi 20 bureaux fictifs, par exemple. Et elle doit organiser une conférence de presse pour annoncer qu’elle vient de se venger. Ndeysane ! Donc ça faisait autant mal ? Mais avec des bureaux fictifs, elle ne s’est vengée que dans les titres de presse.
    A l’APR Thiès il faut attribuer un quota de 100 bureaux fictifs, parce que l’enjeu est de taille. Il faut pouvoir titrer que Idy a perdu ce qui est présenté comme son fief.
    A Guédiawaye le frère du président avait aussi besoin de son quota de bureaux fictifs. Et pour le titre de presse qui devait suivre. Aliou, tu es journaliste, on met quoi ? « Gakou perd chez lui » ou « La déroute de Gakou » ? Mettons « La déroute de Gakou chez lui ».
    Sidiki Kaba s’est trop vite affolé pour voter dans la poubelle. Quelques bureaux fictifs pour lui remonter le moral.
    Un gros lot de bureaux fictifs à Bambey pour couper à Aida Mbodj ses fanfaronnades. Un autre lot de bureaux fictifs pour effacer dans les titres de presse que la Casamance est le fief de Baldé.
    Sada Ndiaye avait fait le sacrilège de battre Macky dans le village de sa mère. Lui, on le supprime simplement de la liste des votants. Ainsi, puisqu’il n’existe plus comme électeur, il ne pourra pas faire le dos rond.
    Dans la perspective des prochaines élections, il ne doit plus exister, dans la mentalité des sénégalais, et parce que la presse va le répéter, une zone dite fief d’un opposant. Seuls les gens de Macky, et lui même pour Fatick, doivent avoir des fiefs. Et pour y arriver, une solution simple: un partage de 1 213 bureaux fictifs, et des titres de presse qui vont s’en suivre.

  3. ALLER VOUS BLADER OU D’ALLER CHERCHER UN BOULOT .NIACK DIOM TE NIACK KHORAM

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