Le Pse de Macky peut-il conduire le Sénégal vers l’émergence ? Le Rewmi donne des pistes

Le parti d’Idrissa Seck ne critique pas pour critiquer. Il critique objectivement. C’est le cas de cette sortie de Thierno Bocoum, chargé de communication du parti Rewmi, sur le Plan Sénégal Emergent. Pour le rewmiste, ça peut réussir sous certaines conditions…Suivez son raisonnement livré dans une interview avec nos confrères de Libération.

« Il faut dire que c’est un plan qui devra être suivi et évalué sur une longue période de 25 ans. Cela veut dire que cela va transcender le magistère du Président Macky Sall. Donc, il faudra s’atteler à ce que les premières mesures ne plombent pas la suite du programme. Il faudra faire attention sur les équilibres macroéconomiques qui doivent porter le Plan Sénégal émergent (Pse). Il faudra que les investissements publics soient orientés dans des domaines porteurs et ainsi nous permettre d’avoir des capitaux et de pouvoir supporter la dette. Aujourd’hui, d’après un rapport de la Banque mondiale, 40% des investissements publics ne permettent pas au Sénégal d’avoir des capitaux. Ce qui est inquiétant. Il faudra renforcer et soutenir le secteur privé national et lui permettre de contribuer pleinement au Partenariat public-privé (Ppp).
Ce qui n’est pas le cas actuellement, compte tenu de la faiblesse du secteur. Il faudra aussi élargir l’assiette fiscale et soulager les entreprises qui supportent un poids assez important qui leur empêche de se développer et de recruter. L’impôt sur les sociétés au Sénégal est de 30% et n’est supporté que par quelques entreprises au moment où dans la sous-région, c’est 25%. Il faudra soutenir et encourager l’initiative privée à travers les Petites et moyennes entreprises (Pme) et les Petites et moyennes industries (Pmi). Il faudra une économie qui compte sur des performances locales. Il y a du boulot. Le Pse a besoin d’un environnement propice à son application. Le document, seul, ne nous fera pas avancé. »