Le PPC de Mbaye « mange-mil » approuve l’augmentation des députés à 160 avec 10 pour la diaspora

Le Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) considère de débat de second étage «le populisme entretenu par certains membres de l’opposition» par rapport à l’augmentation du nombre de députés. «Le débat le plus à fond, c’est de faire que les députés soient représentatifs des populations, et cela interroge le mode de scrutin, le comportement des députés, les partis politiques et les acteurs politiques sur la qualité des personnes que nous désignons pour siéger à l’Assemblée nationale au nom des populations.

(…) Ce débat là est mille fois plus important que celui sur l’augmentation du nombre de députés», a indiqué jeudi le secrétaire général du Ppc. Des préoccupations contenues dans son «programme de renouveau législatif» que les camarades de Me Mbaye Jacques Diop comptent soumettre lors des élections législatives. Dans son argumentaire, Seydou Diouf approuve le projet d’augmentation des sièges à 160 au niveau de l’Hémicycle. «Dans les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest, un député représente entre 90 mille et 100 mille habitants. 150 députés pour 14 millions d’habitants, c’est en moyenne un député pour 93 mille habitants ; si on augmente le nombre de sièges à 160, on aura 1 député pour 90 mille ; ce qui nous laisse dans la moyenne de la Cedeao», explique-t-il. M. Diouf souligne également les «225 députés de la Côte d’Ivoire, les 171 du Niger, les 140 du Mali» pour étayer ses statistiques. A l’en croire, l’impact financier d’une telle action est minime. «Il y aura une augmentation résiduelle de 160 à 200 millions sur le budget, même pas 1,5% du budget de l’Assem­blée nationale (…), ce qui ne doit pas entraver une correcte représentation des compatriotes de l’extérieur qui investissent dans ce pays 1 000 milliards par an», estime-t-il. Avoir une Assemblée nationale plurielle est l’autre argument brandi par le Ppc pour conforter l’idée d’augmenter les sièges.