Le pouvoir a changé mais le système politique reste le même…Macy a tué l’espoir

Pour l’Union Nationale Patriotique (UNP et à ne pas confondre avec l’UNP/Bokk-Jëmu de l’ancien premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye), le grand élan d’espoir qui a permis l’avènement du Président Macky Sall à la tête de la magistrature suprême s’estompe de jour en jour.
« L’administration sénégalaise demeure cette machine lourde, lente et inefficace qu’elle a toujours été, alors que la corruption continue d’y avoir cours ; les pratiques de mal-gouvernance que l’on croyait d’une ère à jamais révolue, continuent leur petit bonhomme de chemin et semblent avoir encore de beaux jours devant elles ; le pouvoir d’achat des populations (rurales, comme urbaines) ne s’améliore guère en dépit des efforts fournis par les Pouvoirs publics dans ce domaine précis ; le chômage endémique et les crises scolaires et universitaires continent de hanter le cauchemar des Jeunes ; au plan politique, la philosophie et la pratique de la « transhumance » sont remises au goût du jour.  Les forces conservatrices et de régressions hostiles aux réformes salvatrices sont encore plus fortes que les forces de progrès autour du Président » indique la note produite par leur bureau politique
« Il faut bien en convenir : le Pouvoir actuel n’est pas encore porteur de la Rupture promise par ses tenants et attendue par le Peuple. Les hommes au Pouvoir ont changé, mais le Système politique reste le même » indique-t-il.
Sur la refonte partielle du fichier avec comme modalité la confirmation ou à défaut la radiation de l’électeur, selon l’UNP, il reste évident qu’en six mois il ne sera pas possible d’atteindre le nombre d’inscrits que comporte le fichier actuel et pour lequel il a fallu 10 ans pour l’avoir. « Le stock mort sera évoqué le moment venu pour expliquer le faible taux d’inscrit ».
«  Le scrutin actuel ne permet pas une représentation équitable de l’opposition tout le monde le sait. Hier le Pds en a bénéficié et le dénonce aujourd’hui tout comme l’APR l’a dénoncé quand elle était dans l’opposition alors qu’aujourd’hui elle ne compte pas le changer » ajoute t-il.
Selon l’UNP toujours, l’institution des députés de la diaspora ajoutée au mode inique du scrutin actuel  participera  à permettre au pouvoir  d’avoir une écrasante majorité à l’assemblée nationale. Déjà le mode de scrutin actuel avait permis à Benno Bokk Yaakaar d’avoir les 80% des sièges de députés avec seulement 53% des suffrages exprimés lors des dernières législatives.
La revue technique sur le code électorale de cette année n’a connu aucune avancée significative de notre système électoral, bien au contraire elle aura permis de faire valoir une opération  de mise à l’écart des millions d’électeurs indécis et imprévisibles mais qui, en définitive, déterminent le vote conclut-il sur cette affaire.
Sur la suspension de M. Ousmane Sonko, le contrôle judiciaire dont fait l’objet l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye et la non reconduction de Mme Nafy Ngom Keita à la tête de l’OFNAC participent enfin, note l’UNP, à occulter les véritables questions que se posent les Sénégalais.
« Les questions soulevées ainsi que les graves accusations portées à l’endroit de personnalités proches du pouvoir sont-elles fondées ou pas ? Nous nous attendons à des explications  claires et des actes forts en lieu et place de sanctions et justifications, à savoir la saisine  de la justice pour confirmer ou infirmer ces accusations. Du traitement de ces dossier dépendra le sort qui sera réservé à MM Sonko Mbaye et Mme Keita car s’il est vrai que les pilleurs des deniers publics doivent etre sanctionnés il est tout aussi vrai que ceux qui alertent et  empêchent à des criminels économiques de  détourner ou dilapider nos maigres ressources, méritent la reconnaissance et les honneurs de toute la république et en premier de son Président ».