Le PM monte au créneau : «Je défie ceux qui disent que le chiffre de 6,4% est erroné. Qu’ils viennent, on fait une dictée préparée»

Le Premier ministre a profité des «rendez-vous républicains» pour revenir sur la polémique suscitée par le taux de croissance. Pour MOHAMED BOUN ABDALLAH DIONNE, ceux qui contestent les 6,4% annoncés par le président de la République ne comprennent pas les statistiques.
Après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, le président de la République a, lors de son adresse à la Nation, renseigné que le taux de croissance du Sénégal en 2015 est de 6,4%. Mais, le chef de l’Etat et ses partisans n’avaient pas encore fini de louer cet exceptionnel bond en avant que le Fonds monétaire International (FMI) est venu mettre du sable dans le couscous gouvernemental. Pour l’Institution internationale, le taux de croissance du Sénégal en 2015 tourne autour de 5,9%. Pas plus. Suffisant pour donner du grain à moudre aux contempteurs du régime de MACKY SALL qui ne se sont pas fait prier pour tirer sur le gouvernement.
A Saly, dans le cadre des «rendez-vous républicains», le Premier ministre est longuement revenu sur la question pour conforter la position du Gouvernement qu’il dirige. Et d’après DIONNE «ceux qui disent que 6,4% de taux de croissance c’est bien ne sont pas ambitieux». A l’en croire, le Plan Sénégal Emergent (PSE) a tablé sur un chiffre beaucoup plus consistant que ce qui est affiché. Après avoir fait état d’un problème de communication qui serait à l’origine de cette cacophonie, le Premier ministre persiste et signe. «Je défie quiconque qui dirait que le chiffre de 6,4% est erroné», lance-t-il. Poursuivant et sourire aux lèvres, l’ancien directeur de cabinet de MACKY SALL ajoute : «qu’il vienne, on fait une dictée préparée».
S’arrêtant sur les objectifs et ambitions du PSE, le PM ABDALLAH DIONNE renseigne que ce chiffre qui fait polémique est tout à fait justifié. A l’en croire, d’après les prévisions du PSE, «entre 2014 et 2018, la moyenne du taux de croissance devrait être à 7,1%». Brocardant les opposants, le PM lance : «les athématiques ce n’est pas la politique, ce débat sur le taux de croissance est un débat virtuel».