Le plus mauvais DG de l’histoire de la RTS…Racine, le mal de la télé au Sénégal

Jamais, depuis l’avènement du pluralisme, la RTS n’a été dans une situation aussi dénigrée en raison d’un penchant partisan peu glorieux qui indispose même des cadres de la boîte. L’attitude du DG, son engagement démesurément politicien et sa gestion de ce service public est partout décrié.
En vérité, il y a une Racine du mal. Le DG qui est le meilleur journaliste du monde est un militant actif du parti au pouvoir, une première dans l’histoire de la RTS. DG et Maire, il jouit d’un cumul juteux et ne peut en faire qu’à sa tête. Ses instructions sont en marge des normes de la démocratie et de l’équilibre médiatique. Le Journal télévisé est politiquement orienté. Les débats contradictoires sont absents. Les invités à certaines émissions sont triés et extraits du camp du pouvoir. Même la revue de presse zappe volontairement certains organes du Sénégal.

Dans les couloirs, les excellents journalistes de la RTS grondent. Certains parmi eux ne sont même pas connus parce que l’organe est peu suivi en raison de son immobilisme et de sa tendance partisane. Les cadres grincent des dents. Dans l’intimité des maisons, d’autres chaînes ont le privilège parce que les citoyens considèrent qu’ils ont droit à une information plurielle et objective, sans parti pris propagandiste ou tendancieux.

Et pourtant, la RTS appartient aux Sénégalais. Mais, il sert plus un régime et un parti qui finissent eux-mêmes par en être indisposés que le public. Beaucoup de personnalités politiques du pouvoir souhaitent d’ailleurs être plus sur les plateaux et dans les studios des chaînes privées que de ceux de la RTS en raison de l’enjeu de l’audience publique.

La Racine du mal empêche à la RTS de fleurir parmi les principaux instruments médiatiques de participation démocratique du Sénégal. DG et Maire d’une Commune d’arrondissement, Wakhinane Nimzatt, où son magistère outre les habitants de colère et de déception, l’homme sature cet organe public de presse d’une partialité indigeste qui amène les citoyens à vite pianoter leur télécommande pour chercher une chaîne en phase avec la marche du temps.

La couverture médiatique du Référendum du 20 mars a été si partisane que la CNRA n’a pas hésité à taper sur la table. Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Mourtada a exprimé au nom de ceux qui relèvent de son obédience son courroux contre la RTS à cause d’un mépris à l’égard d’activités comme le Bamba Day, organisé aux États-Unis. Cheikh Bamba Dièye, ancien Ministre de tutelle a interpellé le chef de l’État pour un équilibre déontologique de la RTS.

Et voilà que le Conseil des ministres décentralisé dans la banlieue connaît une sursaturation médiatique de la RTS avec une orientation politicienne insipide. Et ce fut triste de voir son DG, autorité de ce service public où s’activent des cadres d’une forte personnalité, trémousser derrière le cortège de Macky Sall alors que les personnalités de l’État et de l’APR attendaient dignement celui-ci dans la tribune.

Jamais on n’aurait imager Alioune Fall, Pathé Fall Dièye, Matar Sylla ou Babacar Diagne, anciens DG de la RTS faire descendre leur halo dans une masse populiste politicienne.

Récemment, le Président a accordé une audience à Matar Sylla, qui gère la communication de Ali Bongo Ondimba, en présence de Souleymane Jules Diop. Est-ce pour lui la quête d’une main plus experte pour endiguer la Racine du mal de la RTS ? En tout cas, des esprits de la boîte le supposent.