Le PDS n’est plus la figure de l’Opposition…Karim a « maudit » le parti familial

Le journaliste Momar Diongue répond à nos confrères de Sud quotidien…

Quand vous dites que le PDS est piégé par le cas Karim Wade, est-ce qu’avec cette posture, on peut toujours considérer le parti d’Abdoulaye Wade comme la locomotive de l’opposition actuellement ?

« Très difficilement. Parce que, d’abord, il y a le Front patriotique pour la défense de la République (FPDR), qui n’est pas contrôlé en réalité par le PDS, mais plutôt par un allié du PDS, en l’occurrence Mamadou Diop Decroix. Dans ce FPDR, il y en a qui étaient convaincus de se retrouver autour d’une plateforme commune à soumettre à Macky Sall, et qui allait être l’instrument de leur lutte. Les points de cette plateforme tournaient autour d’abord du départ du ministre Abdoulaye Daouda Diallo du ministre de l’intérieur, en tant que chargé de l’organisation des élections, l’audit du fichier électoral, l’évolution de la Cena vers la Ceni, et la fin des restrictions de manifestations, etc. Voilà la plateforme autour de laquelle s’étaient retrouvés beaucoup de partis appartenant au FPDR.

Mais dès lors que ce combat va être orienté vers une conquête du pouvoir par Karim Wade, certains vont freiner des quatre fers parce qu’ils ne se retrouveront pas dans ce mouvement-là qui consistera à installer Karim Wade au pouvoir. A ce niveau-là, je crois qu’il y aura des problèmes. Au-delà du PDS, le cas Karim Wade va même poser un problème au sein du FPDR, parce que l’unanimité qu’il y a eu jusque-là va, sans doute, s’étioler avec le cas Karim Wade. Vous vous serez rendus compte que la lutte de ce Front-là a un peu ramollie depuis qu’on a commencé à parler de la libération ou non de Karim Wade jusqu’à sa libération. »