Le PDS ne s’oppose plus à Macky…Il devient un parti de contribution

Entre le PDS et l’APR, ce n’est plus seulement une spirale de négociation, mais une série de négoce autour de butin et de sinécures, jouée carte sur table dans la plus grande clandestinité et dans la plus gigantesque déloyauté envers les militants et responsables des deux partis.
Ils ne sont au courant de rien. La libération négociée de Karim Wade a été opérée à l’insu total de certaines personnalités, aussi bien de l’APR que du PDS. La participation contradictoire du parti de Wade aux élections territoriales s’est décidée sans le consentement des militants et de beaucoup de membres du Comité Directeur. Macky Sall aurait octroyé au HCCT des sièges à des gens du PDS sans un agrément politique des responsables de l’APR. Ils ont démenti.
Pourtant, il a été encore révélé qu’il aurait décaissé la somme de 300 millions au bénéfice de Wade avec une révision des attributs relevant de son statut d’ancien Chef de l’Etat. Un autre démenti s’en suivra indubitablement.

Mais le jeu que mènent le PDS et l’APR par leurs autorités politiques respectives, est difficilement contestable. Seulement, au Sénégal, les militants de partis et l’écrasante majorité des responsables politiques sont toujours utilisés comme des marionnettes suspendues au bout des cordes de leurs autorités, surtout si celles-ci disposent de pouvoir ou du pouvoir.

Pape Samba Mboup a parfaitement raison de constater et de regretter que tout au PDS se décide entre Doha où Karim Wade mène une vie dorée et Versailles où Wade tire les ficelles selon les intérêts exclusifs de son fils. Macky Sall qui semble bien vouloir neutraliser le PDS ou l’avoir dans l’antre de sa majorité, mène le jeu, décidant seul, parfois unilatéralement, à la suite de chaque entretien téléphonique avec celui qui fut son leader politique.

Et c’est triste de constater que des responsables du PDS ou de l’APR ne cessent de monter au créneau pour démentir avec violence même des actes réels posés à leur insu.

Le PDS ne peut être le principal parti d’opposition. Son inconstance, ses méthodes nébuleuses et des négociations clandestines avec Macky Sall, menées par un groupe restreint, le renvoient à ce qu’il fut à sa naissance, un parti de contribution. Si la nouvelle, coalition Wallu Sénégal, exige un code de conduite, c’est en raison principalement de la démarche suspecte et ambigüe du PDS.

Son prétendu combat contre l’injustice et l’arbitraire est partial. Sa lutte pour la libération de Karim Wade fut amorphe. Il dénonce le cas Aïda Ndiongue, somnole sur celui de Aida Mbodji et rase le mur pour négocier subrepticement avec l’APR et particulièrement avec Macky Sall.
Ceux qui ont quitté le PDS comme Pape Diop, Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Aliou Sow, entre autres, connaissent bien ce dont sont capables Wade et certains gens du PDS.

D’ailleurs, le PDS est si habitué à des forfaitures et à des zigzags politiques pour parvenir à ses fins, que négocier avec Macky Sall dans le contexte actuel ne peut être pour lui qu’une imposture qui serait baptisée convergence de vue ou accords politiques.

Les Sénégalais ont connu le PDS que surtout dans les années 90. Jamais ce parti n’a été aussi amorphe et cotonneux dans sa démarche politique. Certes, il n’a plus de leader et se vide, mais il est devenu plus un négociant d’intérêts boursiers qu’une force d’attaque et d’avant-garde capable de secouer un régime politique. Il est simplement redevenu un parti de contribution.

Le Piroguier de Rewmi.com