Le PDS ne dit plus rien…Sur le cas Karim et des prisonniers libéraux…Wade est-il en panne de moyens ?

Depuis leur pourvoi devant la Cour suprême contre la condamnation de Karim Wade pour enrichissement illicite, les responsables du Parti dé-mocratique Sénégalais (Pds) font montre d’une passivité impressionnante. Simple technique de combat où stratégie attentiste, en attendant le verdict de la Cour suprême ? En tout cas, c’est presque le silence total chez les libéraux.
Etant le principal opposant au régime en place, depuis sa chute en mars 2012, le Parti démocratique Sénégalais (Pds), qui a toujours ciblé et contesté le régime du président Macky Sall par des critiques virulentes et des attaques «chirurgicales» visant sa famille, n’est plus prompt à entretenir le débat politique.
Pour revoir les dernières sorties vives des libéraux, à part celle, sporadique de Sada Ndiaye, il faut remonter à la période durant laquelle, ils étaient tous montés au cré- neau pour dénoncer haut et fort, le retard accusé par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), dans la délivrance de l’arrêt condamnant leur candidat à la prochaine présidentielle, Karim Wade, à 6 ans de prison.
Depuis que les avocats du fils de l’ancien président, Me Abdoulaye Wade ont reçu le document juridique et effectué leur pourvoi, c’est le calme plat du côté de la permanence nationale Oumar Lamine Badji.
Ce «retrait stratégique» est tellement bizarre que personne n’a entendu les libéraux sur le blocage de leur coordonnateur, Oumar Sarr qui voulait embarquer à l’aéroport de Dakar pour l’Afrique du Sud.
Aujourd’hui, ce sont les organisations de défense des droits de l’homme qui portent ce combat pour la levée de cette interdiction de sortie du territoire national. Pour qui connaît le caractère combatif des responsables de la formation politique de Me Abdoulaye Wade sait que cette posture n’est pas le fait d’un simple hasard !
Attendent-ils une décision contraire à la libération de l’ancien ministre des Transports Aériens, et non moins candidat du Pds, Karim Wade, pour déterrer la hache de guerre ? Il convient de dire que, ni Oumar Sarr, encore moins Me Abdoulaye Wade n’envisagent cette éventualité. Quoi qu’il en soit, cette posture des libéraux n’est pas sans risque au plan politique.
Depuis quelques temps, aussi bien le Parti socialiste (Ps) que Rewmi, de leur ancien frère libéral, Idrissa Seck, sont en roue libre dans l’arène politique. Ils occupent l’espace politique, les médias et même les débats sur la place publique avec une communication «à la carte».

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