Le PDS dans le Macky…Il dit NON au référendum et…OUI au HCCT

La perte de la Présidentielle de 2012 est une véritable tragédie pour le PDS. Ayant été au pouvoir pendant plus d’une décennie, se retrouver dans l’opposition lui parait insoutenable. Il a perdu son élan combatif, s’inscrivant dans une position politique pleine de paradoxes de sorte que nul ne sait s’il est de la mouvance présidentielle ou du camp de l’opposition.
L’écrasante majorité des jeunes libéraux ne se retrouve pas dans cette orbite floue sur laquelle se retrouvent les adultes, responsables et membres du Comité Directeur.
Le combat mené jusqu’ ici est partial. Dans une dynamique unitaire, le parti a mené une lutte farouche pour la libération de Karim Wade, une libération conquise mais entourée de controverses et d’ombres. En même temps, Aida Mbodji, soldat énergique du parti et combattante qui ne rompt point et ne pense jamais fléchir, s’est vue, en raison de la lutte qu’elle mène, arracher la Présidence du Conseil départemental de Bambey.
Le PDS n’a pas mené le combat idoine pour sa réhabilitation et contre cet acte politique qualifié d’injustice. Au contraire, certains responsables, encagoulés, sont en négociation secrète avec le régime de Macky Sall, et des clameurs publiques annoncent déjà une probable entrée de libéraux dans le prochain gouvernement, si remaniement, il y a.
L’UJTL de Bambey a dit non. Non également à toute participation du PDS aux élections territoriales pour le HCCT. Au référendum de mars 2016, le parti a mené une campagne pour le NON, un NON qui rejette cette nouvelle institution budgétivore et considérée comme un simple lieu de recasement.
La contradiction est de dire NON au HCCT et OUI à une participation aux élections territoriales pour y accéder. C’est conséquemment en toute logique que l’UJTL de Bambey dont le leader est Aida Mbodji qui ne pourra d’ailleurs pas y participer prône le boycott.

Rewmi