Le pays va mal : les infrastructures routières, un intrant de développement négligé en Casamance

La situation des infrastructures routières confirme le FMI en Casamance
Le Sénégal aspire à l’émergence et le gouvernement imagine tout pour y arriver. Mais malheureusement, jusque-là, l’état peine à matérialiser ses ambitions à cause de plusieurs facteurs. La Casamance, est connue pour ses énormes potentialités économiques mais ici aussi, les conditions ne sont pas réunies pour y arriver. Les infrastructures routières adéquates sont presque inexistantes dans toute l’étendue de partie sud notamment dans le département de Bignona. L’enclavement est la chose la mieux partagée dans cette partie du Sénégal. Des pistes impraticables presque toute l’année plongeant les zones de production dans un enclavement chronique qui freine le développement. Les statistiques font peur pour l’avenir du département et de la région. Le département de Bignona est un poumon économique qui étouffe dans un enclavement ridicule. Le département fait une superficie de km2 et il n’y a que deux axes départementaux qui son bitumés ; il s’agit de la boucle du blouf qui part de Tendième à Thionck Essyl sur une distance d’un peu plus de 40km et l’axe Diouloulou Kafountine pour un peu moins de 30 km. Le reste ce sont des routes nationales (RN). La RN4 Ziguinchor-Sénoba via Bignona et la RN5, Bignona Séléty jusqu’à la frontière avec la Gambie. Il faut noter que la boucle du blouf qui est vieille seulement de 5ans est dans un état de dégradation honteux. Ces routes bitumés sont faites ou financées avant 2012. Tout le reste du département est dans la situation laissée par les colons français. Des programmes sont annoncés pour le désenclavement intérieur des localités de la Casamance mais c’est toujours à l’état de projet ou de promesse. Le projet pôle de développement de la Casamance (PPDC) qui devait prendre en charge une bonne partie du désenclavement des villages de Casamance peine à se matérialiser. Certains pensent même que c’est plutôt un autre PPDC qui est mis en place « un Plan pour le Pourrissement du Développement de la Casamance ». les populations attendent avec incertitude la réalisation de la 2ème phase de la boucle du blouf, la boucle des Kalounayes, celle du Fogny entre autres. Le FMI a raison, le peuple va très, très mal dans ces conditions. Les productions pourrissent entre les mains des braves citoyens faute d’écoulement.

L.Badiane pour xibaaru.com