Le parti de Gorgui prend de l’eau…Le PDS est en panne

Après Abdou Fall, Thierno Lô, Modou Diagne Fada, l’ancien député Maire de Khombole Ababacar Bâ, Aliou Sow, Abdoulaye Sow de Kaffrine, Alioune Badara Seck de Bargny, Serigne Mbacké Ndiaye, Ousmane Ngom, Abdou Khafor Touré, voilà Lamine Bâ qui tape sur la table et menace de plier bagage. Ira-t-il jusqu’à quitter la Maison Bleue ? C’est une question. Mais ce qui est indubitable est que Macky Sall, d’une manière et d’une autre, est passé par là.
Après Wade, c’est donc le déluge, un déluge accéléré par Macky Sall dans le but d’élargir les bases et les forces de son parti adolescent et déstabiliser ce parti dans lequel il a milité avant d’y subir une traque politique qu’il venge par une traque avec la CREI qui lui sert d’arme.
Avec trucs et astuces légitimés par une phraséologie politico-financière, Macky Sall met, sans état d’âme son agenda en application, refusant de poser un regard sur ses alliés tristement obligés de se soumettre et fixant les yeux sur le PDS, hier maudit et aujourd’hui béni. Après avoir intelligemment à mettre le PS sur la voie de l’implosion, il réussit à installer le parti des libéraux dans un état de dispersion dont il ne peut qu’être le bénéficiaire politique.
Le parti Rewmi de Idrissa Seck a subi le même coup avec les défections de Oumar Sarr de Wally Fall, d’Ousmane Thiongane, de Pape Diouf, de Nafissatou Cissé, entre autres.
D’un coté comme d’un autre, l’enjeu n’a été ni une question de vision, ni une affaire de programme à mettre en œuvre encore moins un différend idéologique. Tout s’explique par un appétit de pouvoir et d’avoir, ou plus simplement d’argent provenant de sinécure.
Wade a réussi à habituer ses responsables de strapontins succulents, de prestiges et de privilèges. Beaucoup parmi eux n’ont d’équilibre que dans la mélasse de bourse et de luxe. Personne ne quitte le PDS pour aller au PS, à l’AFP, à la LD ou à l’ACT. Ils ne visent que l’APR qui tient le pouvoir, soit par une transhumance directe, soit par une voie de dégagement qui aboutit au Macky.
Le chef de l’APR les connait mieux que quiconque. Il sait comment et par où les avoir et il y parvient crescendo. Cette pratique est bien sénégalaise. Macky Sall a, un moment, considéré la transhumance comme un acte hideux avant d’ouvrir les portes de son parti à quiconque voudrait l’intégrer. À cet appel est venu se greffer une démarche sociale de solidarité par des visites de condoléances à des responsables politiques endeuillés provoquant une forte compassion et une reconnaissance qui peut mener aux portes du Macky.
Pour des partis comme Rewmi et le PDS, il pose des actes et lance des invites qui alimentent naturellement des divergences internes, parfois fratricides avec comme conséquences immédiates une spirale de départs si ce n’est une implosion. Avec le PDS orphelin de leader charismatique, c’est le déluge qui s’annonce et qui parait irréversible. Et il en sort gagnant.

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