Le ministre Sidiki Kaba accusé par les Karimistes d’être à l’origine des violations des droits de l’homme au Sénégal

Sidiki KABA, le ministre Sénégalais de la justice rend aveugle la Communauté internationale et oblige la fédération PDS de Paris et les mouvements Karimistes (Ass-Kaw, MISAK, CIKAW, MLK, Club MALIK, ALSAK et les citoyens Africains et Sénégalais) à manifester contre sa forfaiture morale qui sert de couverture aux emprisonnements, intimidations, menaces et à la restriction des libertés publiques au Sénégal (interdiction de manifester, de s’opposer au gouvernement de Macky Sall).
Nous ne pouvons évoquer la dégradation démocratique actuelle au Sénégal sans mentionner le parcours de Sidiki KABA, l’actuel ministre de la justice du gouvernement du Sénégal :
– 1981, il intègre la section Sénégalaise d’Amnesty international, de 1995 à 2000, il préside l’Organisation Nationale de Défense des Droits de L’Homme (ONDH), il est membre fondateur et dirigeant de plusieurs ONG Africaines (UIDH, ACDHRS, CAPREC)
– Il s’est illustré dans la liberté de la Presse, des droits des femmes, de la lutte contre l’impunité, la peine de mort et défendu des journalistes, syndicalistes, des ministres, des chefs d’Etat, des hommes politiques….
– En l’an 2001, Sidiki KABA est élu président de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH) créée en 1922 à Paris.
Alors, quel parcours et quelle belle consécration pour un noir Africain et un exemple, un espoir pour nos population, notre jeunesse qui aspirent à la démocratie et au respect du droit des humains sur le continent Africain. Un palmarès pour un homme né le 21 août 1951 dans une petite ville du Sénégal, Tambacounda.
Et d’une alternance démocratique en 2012 au Sénégal, par la passation de témoin entre Maître Abdoulaye et son ancien premier ministre Macky SALL qui lui ravit le pouvoir ; nous entrons dans une phase de troubles institutionnels et du piétinement de la justice par la réactivation d’une CREI (Cours de Répression de l’Enrichissement Illicite) qui verra entrer en jeu, Maître Sidiki KABA dans la défense d’un co-accusé de M. Karim WADE, en l’occurrence, M. Ibrahim Khalil dit « Bibo » BOURGI qui est accusé de prête-nom à M. Karim WADE dans des « entreprises », DP-WORLD et consorts supposés appartenir à M. Karim WADE.
Coup de théâtre en septembre 2013 ? M. Sidiki KABA est nommé ministre de la justice du Sénégal alors qu’il était précédemment l’avocat de M. BOURGI que le même gouvernement du Sénégal par son bras armé la CREI poursuivait pour être le prête-nom de M. Karim WADE dans la chasse des biens supposés mal acquis. Et pourtant, nous ne rêvons pas, car, M. Sidiki KABA ne « défendait que les positions de la FIDH et que ses prises de position ne reflétaient pas ses convictions personnelles » lorsqu’il défendait un accusé dont l’Etat du Sénégal est partie civile et qu’il sert à présent en tant que chef de cette même justice. Où sont donc, la déontologie et le secret professionnel pour un avocat ?
Et pourtant, cette posture pourrait être un scandale dans une démocratie chez les peuples dits évolués qui y mettent au moins la forme dans leur retournement de veste, les Occidentaux par exemple. Nous sommes habitués, nous Africains à encenser d’un litre de parfum une tonne d’immondices puants qui restent toujours des immondices ; et les autres peuples en rigolent quand nous nous confortons dans nos bêtises avec une argumentation indigne qui suppose que nous commettons nos bêtises sous le prétexte d’une « indépendance Africaine. Et on voudrait que l’on nous respecte avec ces « convictions » tonitruantes qui nous démontrent notre immaturité.
D’ailleurs, cette conception des études, des diplômes et des convictions ne concerne pas uniquement la « justice » Africaine, mais elle est aussi, le cadre de prédilection de la majorité de nos « cadres » qui détournent leurs connaissances pour contourner les sujets pour lesquels ils ont été formés lorsqu’ils les pervertissent pour une simple recherche de confort au lieu et place de l’honorabilité de leur fonction. Alors, faut-il que la « colonisation revienne pour que nous soyons contraints et forcés de servir nos populations Africaines qui se sont sacrifiés pour que nous « réussissons» nos études ?
Oui, Sidiki KABA est bien un faire-valoir de « garantie » de cette « démocratie » Sénégalaise qui emprisonne les adversaires politiques à l’aide de la CREI qu’il vilipendait jadis pour remplir ses poches ; et cette « défense » qui semble à présent lui rapporter moins que le poste de ministre.
Par le parjure, la forfaiture morale, Sidiki KABA, d’avocat de la défense d’accusés, il devient chef de la partie dite civile (l’Etat du Sénégal, certains magistrats et les avocats de l’Etat) pour correspondre à la parfaite illustration de certains de nos intellectuels Africains. En appui de tels manquements, le rôle des rabatteurs (groupes de pression financés par les ONG étrangères) est prépondérant en les aidant à asseoir la mainmise sur nos économies Africaines sous prétexte d’autoproclamassions de défense des populations. Alors, à tour de rôle, nous nous préparons à passer à la case prison pour chaque alternance à la place de la construction des infrastructures que nous a léguée Maître WADE.
Vive le Sénégal, vive la démocratie et vive l’Etat de Droit sans la CREI (Comité des Rancuniers de l’Etat pour l’Injustice), le rôle de l’intellectuel et de la démocratie mal compris par les dirigeants Africains.
Moussa Mané, Responsable de la Cellule de Communication ASS-KAW (Action des Soutiens et de Solidarité à Karim WADE et de ses codétenus). www.ass-kaw.com