Le ministre de l’Intérieur doit démissionner : « Depuis quand fabrique-t-on des cartes d’Identité dans une maison ? »

Abdoulaye Mamadou Guissé Sg » Fula ak fayda » sur la confection illégale de pièces d’identité «Le ministre de l’intérieur a failli à sa mission, il doit démissionner»
Entre l’emprisonnement de Thione Ballago Seck pour détention de faux billets et la confection illégale de pièces d’identité par les Aperistes, le jugement n’est pas équitable, selon Abdoulaye Mamadou Guissé, secrétaire général du Mouvement Culturel pour le Salut du Sénégal/Fula Aka Fayida. Une justice deux poids deux mesures qui incite l’acteur culturel à demander la démission d’Abdoulaye Diallo, ministre de l’intérieur.
La confection de pièces d’identités par les militants de l’Apr irrite Abdoulaye Mamadou Guissé, secrétaire général du Mouvement culturel pour le salut du Sénégal (Mcss). Pour lui, cette faute est aussi lourde que l’affaire des faux billets à l’origine de l’emprisonnement de Thionne Seck. Une justice deux poids deux mesures qui révolte l’acteur culturel au point de lui faire demander la démission d’Abdoulaye Diallo, ministre de l’intérieur qu’il accuse d’avoir mis le coude sur la faute des «Aperites». «La confection illégale de pièce d’identité est un délit à condamner. Ce sont des actes plus graves que le motif d’emprisonnement du chanteur Thione Seck. Le ministre de l’intérieur a failli et doit démissionner. Des sanctions doivent être prises contre les mis en cause», a-t-il martelé.
«Depuis quand, fabrique-t-on des documents administratifs dans les maisons», s’interroge le secrétaire général du Mcss qui voue les auteurs de tels actes aux gémonies et parle d’un favoritisme judiciaire, vu la détention de Thione Seck. «Ceux qui s’adonnent à ces pratiques doivent être poursuivis pour faux et usage de faux. Ce sont des bandes biens organisées», peste-t-il. Sa rencontre avec la presse a été aussi une occasion pour Abdoulaye Mamadou Guissé de déclarer que notre pays est en échec sur plusieurs plans. «Nos gouvernants adoptent des stratégies de médecin après la mort. Il y a un laxisme. L’Etat ne doit pas être dominé par des bailleurs de fonds», a-t-il conclu.