Le ministre de la Justice, Sidiki Kaba accusé par l’ONG Jamra de vouloir « mettre les Homosexuels à l’aise »…

«Aux yeux de la loi sénégalaise, il n’y a pas d’homosexuels». Ces propos attribués au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba a mis en colère l’Ong Jamra ainsi que l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses. Dans un document qu’il dit avoir reçu, Direct Info informe que les défenseurs des valeurs culturelles et religieuses ont assimilé cette déclaration à un «juridisme de mauvais aloi et dangereux aventureux».
Mieux, indique le journal dans sa livraison de ce jeudi 14 janvier 2016, «dans un Etat de droit où des justiciables en porte-à-faux avec la loi, pourraient être tentés de s’engouffrer dans cette brèche et rétorquer à qui veut l’entendre que le lesbianisme n’est pas interdit pour n’avoir pas été spécifiquement cité dans la loi ou que la nécrophilie et la zoophilie ne sont pas réprimés par la loi. Car, n’ayant pas été nommément consignées dans le Code pénal», a souligné l’Ong Jamra.

Ainsi, indique l’organisation islamique, à l’instar de la loi 2007-31, criminalisant le trafic de drogue, le législateur, en structurant l’article 319 du Code pénal, aura fait preuve de la même pertinence en adoptant une dénomination au sens suffisamment général pour englober toute la panoplie de ces déviances sexuelles sous le vocable d’actes contre-nature.
Que nos négationnismes nous prouvent alors que l’homosexualité n’est pas un acte contre-nature».

Par conséquent, l’Ong Jamra et ledit Observatoire ‘’Mban Gaccé’’ ont réitéré leur engagement et continuent, selon le journal, de dénoncer avec véhémence ce mimétisme des ‘’tubab bu nul’’ qui persistent à vouloir asseoir cette fameuse thèse de ‘’l’orientation sexuelle’’ pour justifier une pratique dégradante qui ne saurait être qualifiée autrement que de déviance sexuelle. Au même titre que la zoophilie ou la nécrophilie.

Ils disent en appeler, ainsi, à la vigilance de tous les Sénégalais, face aux manœuvres de lobbies déterminés à imposer au Sénégal ‘’l’universalité’’ d’une telle pratique, en déphasage avec la culture au péril de la stabilité de la société sénégalaise qui n’a jamais affirmé aussi fortement qu’elle n’en voulait pas.