Le MEER magnifie le travail du ministre Mary Teuw sous la vision du Président Macky Sall

Enseignement supérieur : La situation est bonne, la perspective meilleure !

Il y’a 3 ans, le 14 Août 2013, que le Président de la République Macky Sall soucieux de l’Avenir de notre système universitaire réunissait un conseil présidentiel sur l’enseignement supérieur et la recherche, assorti de 11 décisions présidentielles.

Mais après 3 ans d’application de ces différentes décisions où en sommes-nous ? Nous ne prétendons pas faire un bilan exhaustif de la situation, nous voulons tous simplement montrer les perspectives de transformation du sous-secteur de l’enseignement supérieur et la recherche.

Nous saluons tout d’abord le courage et la détermination du professeur Mary Teuw Niane qui a eu cette lourde responsabilité de mener la vision de son Excellence le Président de la République Macky Sall dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur. En effet, un petit coup d’œil sur l’histoire nous montre effectivement que des réformes similaires sur certains points avaient été proposé en 1994 par l’Etat mais le recule des autorités étatiques est illustré par ces propos du recteur de l’UCAD à l’époque le professeur Souleymane Niang « l’absence d’une volonté politique d’assainissement de l’espace universitaire ». Aujourd’hui, nous, membres du MEER décernons un satisfécit total au Président de la république et au Ministre de l’enseignement supérieur car la situation actuelle n’est pas évidente. Un petit rappel historique, de 1960 à 2000 l’Etat n’a construit qu’une seule université, celle de Saint-Louis en 1990. L’université de Dakar, quant à elle n’est pas l’œuvre de l’Etat mais celle du colonisateur, elle est crée en février 1957 puis inaugurée en décembre 1959, elle était la 18ème université française à la date de son inauguration. Pendant cette longue période le système était plongé dans une crise profonde qui avait débutée en 1968, une crise dont les résurgences ont conduit à l’année blanche de 1987/88 et à une année invalidée 1993/94. De 2000 à 2012, Thiès, Bambey et Ziguinchor sont dotés de C.U.R (Centres Universitaires Régionaux). Ces centres universitaires avaient pour vocation de rendre un étudiant employable au bout de 3 ans de formation. Mais là aussi le manque de volonté politique a fait que ces C.U.R sont devenus de véritables coquilles vides obligeant les étudiants de revenir à l’UCAD au bout de 2 ou 3 ans de formation, donc ils sont devenus de simples déversoirs sur l’UCAD. Le Président Macky Sall à son arrivée en 2012 a trouvé une situation déliquescente parce que tout simplement nos universités étaient devenues incapables de gérer le nombre d’étudiants qui étaient en leurs seins et aussi d’absorber le flux sans cesse croissant de nouveaux bacheliers, l’horizon était bouché sans aucune perspective. Bref cette situation carabinée exigeait de profondes réformes !  C’est dans ce contexte que les Concertations Nationales sur l’Avenir de l’Enseignement Supérieur et la Recherche (C.N.A.E.S) sont initiées en avril 2013. A l’issu de ces concertations 78 recommandations sont retenues pour sortir le système universitaire de l’ornière car il fallait en faire l’amer constat, notre système universitaire était en retard par rapport à la marche du monde. Le système était tellement réfractaire aux réformes que depuis 1960 aucune réforme majeure n’a pu être appliqué,  c’est pour cela qu’au début de l’application des réformes, la difficulté était telle que beaucoup de concitoyens pensaient que le ministre de l’enseignement supérieur allait abandonner les réformes ou bien que beaucoup de mesures n’allaient pas être appliquer. Cependant, ce dernier n’avait pas flanché devant la pression conjuguée des étudiants et des enseignants qui avaient manifesté un misonéisme voire une attitude de néophobie et par son courage et sa détermination, il est allé jusqu’au bout de la volonté du Président Macky Sall. En effet, nos gouvernants actuels savaient que nous n’aurions jamais de salut si par complaisance nous tournons le dos à ces exigences de réforme.

Aujourd’hui, en l’espace de 3 ans le changement est perceptible dans le sous-secteur. Ainsi l’élargissement de la carte universitaire par la mise en place d’établissements d’enseignement supérieur sur l’ensemble du territoire national et la réhabilitation des infrastructures dans les universités existantes est une option stratégique que son Excellence Macky Sall est entrain de dérouler pour rendre l’enseignement supérieur accessible. Dans cette même foulée 2 universités d’une capacité chacune de 30.000 places sont en cours de construction. Il s’agit de l’Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio et l’Université itinérante et multi-sites de El hadji Ibrahima Niasse de Kaolack qui aura ses campus à Kaffrine, Fatick, Diourbel, Toubacouta au cœur du bassin arachidier. Et pendant ce temps les CUR de Thiès, Bambey et Ziguinchor sont devenus maintenant de véritables universités avec un renforcement réel des capacités d’accueil et de formation. L’UCAD commence aujourd’hui à respirer avec l’augmentation des capacités d’hébergement  avec un première phase d’urgence 1044 lits livrés depuis 2015, d’autres bâtiments sont en cours de construction sur le campus social cette deuxième phase comprend plus de 4000 lits. Sur le plan des infrastructures pédagogiques, l’UCAD nous pouvons constater sur le terrain l’état d’avancement des travaux des laboratoires de la FST, la réfection des amphithéâtres de la FSJP, l’extension des bâtiments administratifs de la FLSH.

Cependant, l’aspect le plus fondamental des réformes c’est sans doute ce changement de paradigme qui vise à professionnaliser la formation avec la mise en place des ISEP (Institut de Formation Professionnel) avec des filières techniques et professionnelles dans les régions de Dakar, Matam et Ziguinchor avec un objectif d’atteindre les autres régions du Sénégal à terme parallèlement des Licences et des Masters professionnels sont entrains d’être introduits dans les universités.

Aujourd’hui, une véritable politique de promotion de nos universités est en marche avec notamment le label : étudier au Sénégal, si cher au ministre l’enseignement supérieur, cette politique est entrain de rééquilibrer la situation car nos universités sont devenues plus accessibles grâce à l’ouverture sur le monde via la plateforme : www.campusen.com. Le professeur Mary Teuw Niane a su que nos universités doivent pleinement entrer dans l’ère du numérique pour rejoindre la marche du monde car il faut utiliser la technologie comme levier de changement et d’ouverture. C’est pour cela que l’Université virtuelle du Sénégal (U.V.S) a été créé avec ses Espaces Numériques Ouverts (E.N.O) qui sont des environnements numériques de travail avec une connexion wifi haut débit gratuite pour les étudiants, car il est certain qu’aujourd’hui avec le numérique, nous ne formons pas seulement des étudiants mais nous préparons les travailleurs de demain en les rendant compatible au nouveau moteur de l’économie que son les TIC. C’est pourquoi nous trouvons très pertinent le programme un étudiant, un ordinateur « sama pc » lancé en 2014 par le Ministre Mary Teuw Niane. Ce programme depuis son lancement a équipé plus de 26.000 étudiants avec des ordinateurs très performants à un coup faible par rapport au prix sur le marché. La 4ème phase en cours du programme « sama pc » avec 1,5 milliard de nos francs vise plus de 20.000 étudiants cette année. Ainsi nos futurs bacheliers doivent avoir la prédisposition psychologique et naturelle à utiliser le numérique comme principal outil d’apprentissage, même si nous savons que l’approche pédagogique par un enseignant est indispensable dans certains domaines. Cette culture de la formation via le numérique doit faire l’objet de sensibilisation et de vulgarisation dans le secteur de l’éducation car les MOOC en anglais (Massive Open Online Cours), FLOT en français (Formation en Ligne Ouverte à Tous) ont fini par interconnecter les flux de savoir à travers le monde. Avec le nouvel amphithéâtre sans mur qu’est l’internet, l’université ne sera plus définie uniquement par l’enceinte matérielle qui est la sienne, nous assisterons à une dématérialisation de ce haut lieu de savoir. Ainsi les universités ne seront plus que des instances d’évaluation et de validation des connaissances puisque l’enseignement se fera à distance dans plusieurs domaines. Ces efforts louables de son Excellence, le Président Macky Sall méritent un accompagnement de l’ensemble des acteurs, surtout des étudiants. C’est pour cela que nous, membres du MEER, nous ne ménagerons aucun effort pour la réussite de cet ambitieux programme de remise à niveau de notre système d’enseignement supérieur.

 

Mamadou Niang Chargé de la communication du MEER/National