Le M23 invite Macky Sall à libérer la justice sénégalaise de son emprise

le Président Macky et la justice…l’histoire du « Je t’aime…Moi non plus »

La Commission orientations et stratégies (Cos) du Mouvement du 23 juin (M23) est en phase avec l’Union des magistrats du  Sénégal (Ums) qui ne veut plus de l’Exécutif dans le Conseil supérieur de la magistrature (Cms). «Que Macky Sall réponde à l’appel des magistrats, qu’il libère la justice de notre pays», assène son Coordonnateur, Abdourahmane Sow, dans l’entretien qu’il nous a accordé, hier.

Quel commentaire faites-vous de la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) ?  

Que le président de la République, monsieur Macky Sall, réponde à l’appel de l’Union  des  magistrats du Sénégal, qu’il libère la justice de notre pays. S’il veut vraiment réformer, il a de la matière, en permettant à la justice d’être indépendante, libre et objective dans sa démarche, pour servir l’intérêt des Sénégalais, et non d’un groupe. La Cos/M23 dénonce la récurrence de nos gouvernants à soumettre la justice sénégalaise à leurs intérêts partisans et calculs politiciens. D’ailleurs, nous félicitons et soutenons les magistrats dans leur démarche et quête d’indépendance et demandons au peuple d’accompagner cette dynamique salutaire. A l’image des pratiques des anciens Présidents que sont Abdou Diouf et Me Abdoulaye Wade, en commençant même par Senghor, Macky Sall se trouve, aujourd’hui, dans les mêmes travers, et peine à rendre notre justice dans ses réelles fonctions. Nous demandons au peuple sénégalais de porter le combat. De refuser, à quelque pouvoir que ce soit, d’utiliser la justice, pour des règlements de comptes politiques, de la manipuler ou de l’orienter dans le sens de ses intérêts, en protégeant ses partisans ou en combattant ses adversaires, au préjudice du droit. De refuser une justice de maltraitance des «Badolas» et en faveur des affidés et des soumis au pouvoir. Parce que, ce nous avons appris de tous ces protocoles, deals ou autres, c’est que si la justice sénégalaise était libre, on en parlerait pas.