Le Jaraaf Ndoye accuse Diouf, Wade et Mbackiyou Faye…Un vol de plus de 40.000 mètres carrés

Cité comme instigateur du conflit qui a causé les affrontements de lundi à Ouakam, le Jaraaf Youssou N’doye réagit dans « EnQuête ».
Dans sa ligne de mire, les régimes de Diouf et de  Wade, le Cadastre, et bien sûr Mbackiyou Faye qu’il accuse de vouloir s’accaparer de 4 hectares 500 m2 (1 hectare=10.000 mètres carrés) de terres, motif de la furie des Ouakamois. « Mbackiyou Faye ne possède rien ici, absolument rien. Nous lui avons juste concédé quelques terres par esprit de dépassement, mais les populations de Ouakam auraient dû me suivre dans ma position initiale, à savoir ne pas céder d’un pouce. L’Etat du Sénégal avait fait une réquisition de ces terres à nos ancêtres. Ce qui est parfaitement dans ses prérogatives ; même s’il a besoin de nos pirogues, il peut les prendre et nous payer le franc symbolique. Mais cinq ans après, il doit les restituer aux ayants-droit. S’il n’en a plus besoin, pourquoi remettre ça à autrui au lieu du propriétaire ? Ce partage des terres à Dakar, ce découpage,  ce n’est pas normal.  Le Sénégal appartient à tout le monde. Mais eux, ils ne veulent partager Touba ou Tivaouane avec personne. Et c’est à nous de trinquer pour tout le monde. C’est quoi cette hypocrisie ? » dira-t-il. Il ajoute « nous n’allons pas nous laisser faire. S’il prend à son aise et refuse aux autres ce droit, c’est problématique. Les 4 hectares 500 de la discorde dont il est question ne font pas partie de ses attributions, c’est un ‘deal’ (magouilles). Au Sénégal, les gens font leurs bêtises et prennent d’assaut les médias. Ses accusations contre moi relèvent de l’ordre du normal. S’il veut, il n’a qu’à me traiter de voyou ou de vagabond. Je suis un guide. Je suis devant. C’est compréhensible que quelqu’un qui est derrière moi me critique. Je ne lui ferai même pas l’honneur d’être son vis-à-vis. Je crois que je fais partie de ceux qui doivent bâtir ce pays au lieu de le déconstruire. Je souhaite que ces gosses et  ceux de Dakar, Diourbel, Touba, Tivaouane etc., aient un endroit décent où habiter. A sa place, je n’aurais pas détenu de tels avoirs et vouloir mettre d’autres Sénégalais sans demeure dans la détresse ». Il finira par dire que ces terres lui appartiennent…