Le Gouvernement doit veiller…La vente des dosettes alcoolisées dans les écoles fait fureur

INTERDICTION DES DOSETTES ALCOOLISÉES DANS LES ÉCOLES:
Jamra et Mbañ Gacce appellent à la vigilance, pour le suivi de la mesure gouvernementale
C’est précisément le 14 février 2011, à travers une déclaration remise à la presse, que l’Organisation islamique Jamra tirait la première sonnette d’alarme, dénonçant la commercialisation, particulièrement aux abords des établissements scolaires, d’une nouvelle liqueur, alors présentée comme un jus de fruit, conditionnée dans des sachets en plastique, et qui s’est avérée porteuse d’une forte dose d’alcool. Au terme de ses investigations, Jamra avait officiellement saisi le Ministère de l’Intérieur, pour lui démontrer, preuves à l’appui, que contrairement à une opinion largement répandue, ces dosettes enivrantes – accessibles à tous pour la modique somme de 100 francs cfa – n’étaient pas du tout importées, mais bien conditionnées ici, au Sénégal, à proximité de la cimenterie de Rufisque, précisément au Quartier Colobane 2 Sud.
L’exploitant de cette distillerie se targuait de disposer d’une licence en bonne et due forme, pour la délivrance de laquelle ni le Préfet ni le Maire de la localité n’étaient paradoxalement pas impliqués. Et nous posions alors cette question à… mille dosettes : «Qui protège le fabriquant de ce breuvage enivrant, qui poursuit allégement ses activités destructrices, au vu et au su de tous»? La levée de bouclier des populations de Rufisque, coordonnée par le brave Imam Abdou Aziz Ndoye, devait avoir raison de la distillerie, qui ferma ses portes. Mais c’était apparemment pour mieux sauter ! Car la célèbre dosette alcoolisée, popularisée sous le nom de «Namp-bi», refit son apparition, trois mois plus tard, simultanément à Thiès et à Louga, sous les nouveaux labels de «Salañ-Salañ» et «Jakarta». Ainsi, se poursuivait ce jeu de cache-cache avec ces «whisky du pauvre», devenus de véritables fléaux sociaux, causant allégrement de sérieux ravages au niveau des couches vulnérables.
L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de Veille et de Défense des Valeurs Culturelles et Religieuses Mbañ Gacce apprécient hautement, l’acte de salubrité publique posé par le Gouvernement, à travers l’Arrêté ministériel n°018757 du 18 septembre 2015, portant interdiction de la fabrication, de l’importation et de la vente, sur toute l’étendue du territoire national, de tout breuvage alcoolisé à plus 18° et au contenant inférieur à 50 cl.
Mesure d’autant plus salutaire que l’Arrêté ministériel a un effet rétroactif, déjouant ainsi le «Plan B» des distilleries, qui avaient manœuvré ferme pour qu’une dérogation de deux mois leur fût concédée, afin de pouvoir écouler leur restant de stock !
L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de Veille et de Défense des Valeurs Culturelles et Religieuses Mbañ Gacce adresse une mention spéciale au Préfet de Thiés Alioune Badara Samb, pour avoir anticipé sur l’acte gouvernemental, en procédant la veille de la publication de l’Arrêté (le 17 sept.) à la fermeture de la principale unité de fabrique du département. Coup de chapeau également au Commissaire central de la Police de Kaolack, Bocar Ly, qui s’est vaillamment attaché au suivi rigoureux de la décision gouvernementale, en procédant (le 23 sept.) à la saisie et à l’incinération, en présence des autorités administratives locales, de 4420 flacons de 18 et de 25cl de boissons alcoolisées.
SE PRONONCANT SUR LES SERMONS DE L’AÏD-EL-KEBIR, les Bureaux exécutifs de Jamra et de Mbañ Gacce se félicitent que leur tonalité générale ait porté sur la dénonciation de la hausse de la criminalité et du grand banditisme, souvent à l’actif d’individus sous l’emprise de stupéfiants ou de «l’eau de feu». Confirmant ainsi une des préoccupations majeures de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a toujours considéré le fléau de l’alcoolisme comme un facteur déterminant de l’absentéisme au travail, des accidents de la circulation et surtout de la criminalité.
Jamra et Mbañ Gacce approuvent particulièrement les prêches de l’imam Thierno Seydou Nourou Tall de la Famille Omarienne et de Serigne Fallou Mbacké Dioumada, Imam de Darou Khadim, pour avoir mis en exergue dans leur «khutba» cette vérité élémentaire qui veut que «la vie des tueurs ne saurait être plus sacrée que celle de leurs innocentes victimes». Avant de plaider pour un retour de l’application de la peine capitale.
Enfin, Jamra et Mbañ Gacce expriment le vœu fervent de voir se renforcer l’unité de la Oumma islamique sénégalaise, en commençant par les célébrations à l’unisson des fêtes de l’Aïd.

Dakar, le 27 Septembre 2015

Pour le Bureau Exécutif de JAMRA
& Mbañ Gacce, Imam Massamba Diop
ongjamra@hotmail.com