Le dossier de la fusillade de Mermoz déterré, la famille de Ndiaga Diouf satisfaite

Présumé coupable de la mort de Ndiaga Diouf, du nom de ce nervis tué lors de la fusillade de la mairie de Mermoz-Sacré Cœur, Barthélémy Dias sera entendu ce 20 octobre par le juge. La famille du défunt se dit soulagée de cette décision dans les colonnes de L’Observateur. 

Pour le porte parole de la famille de Ndiaga Diouf, l’annonce du jugement de Barthélemy Dias vient « rallumer la flamme de l’espoir qui s’était éteinte ». « Nous ne pouvions concevoir que les choses traînent, alors que Barthélémy Dias a soutenu, à haute et intelligible voix, avoir tiré et atteint des personnes, mais aussi que ceux qui voulaient voir des morts n’avaient qu’à aller à l’hôpital », soutient Mouhamadou Lamine Thiam.

Toutefois, M. Thiam ne tient pas Dias-fils pour l’unique responsable. En effet, il indexe le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui est à l’origine de cette tragédie pour avoir recruté des nervis qui, à leur tour, ont accepté d’aller jusqu’à Mermoz. A l’en croire, il faut se demander ce qui les a conduit là-bas et pourquoi ? Aussi, estime-t-il que les politiciens qui les avaient, à cette époque, instrumentalisés, puis amenés à Sicap-Mermoz, doivent subir le même sort que le maire socialiste. « C’est à partir du siège du Pds qu’ils ont été convoyés à Mermoz. A ce que je sache, il était recruté avec d’autres jeunes, pour servir de gardes du corps à certains pontes du Parti démocratique sénégalais (Pds) », rappelle le sieur Thiam qui regrette les relents politique qu’a pris cette affaire.