Le deal a bel et bien eu lieu sur Karim Wade…

Nos confrères de Jeuneafrique.com sont largement revenus, hier, sur la libération de Karim Wade par une grâce présidentielle. Ils ont alors certifié que, selon des sources claires, non seulement c’est le Qatar qui a négocié l’exil, mais que Karim aurait accepté pour pouvoir bénéficier d’une amnistie.

Les Sénégalais n’ont jamais cessé de se demander qui du Khalife général des mourides, dont le fils était présent lors de la libération, de ses avocats ou du Qatar, avait négocié la libération de Karim Wade par grâce présidentielle.
Eh bien, il ressort des investigations faites par JA, que « Depuis mi-avril, le Qatar – où Karim Wade a ses entrées de longue date – avait entrepris une médiation à Dakar en faveur d’une grâce présidentielle, proposant que l’intéressé vienne se ressourcer un temps à Doha, au lendemain de sa libération, afin de ne pas provoquer d’agitation intempestive au Sénégal. La proposition a reçu l’aval des deux parties ».

C’est pourquoi, ajoute le site, « Le 22 juin, la présidence a prévenu Doha que la grâce était imminente, témoigne une source qui a suivi le processus. Aussitôt, le procureur général de l’émirat a été dépêché à Dakar en avion spécial». La preuve, selon JA, «Le 23 juin vers midi, ce dernier était reçu en audience par Macky Sall pour caler les derniers détails de la libération ».

C’est pour cela d’ailleurs que l’opinion nationale a été si étonnée de voir le Procureur de Qatar venir assister au départ de Karim. Il est clair que le Protocole de Doha existe alors bel et bien, même si JA ne l’a pas appelé ainsi.

La preuve, le site renseigne qu’une source bien au fait du dossier s’est offusquée lorsque l’Etat avait savoir qu’il n’y avait pas de compromis à la libération de Karim Wade en ses termes: «Pas de contrepartie ? C’est archifaux ! On lui a demandé de partir en exil et d’éviter de faire de sa libération un jubilé».

Il est maintenant clair que c’est dans le but d’éviter que Karim ne récolte les dividendes politiques de sa libération que l‘exil avait été conclu de commun accord entre les parties.

Reste maintenant à savoir pourquoi Karim Wade a accepté cette manière rocambolesque de sortir de prison alors qu’il a bénéficié d’une grâce qui, au regard de la loi sénégalaise, lui permettait d’être libre comme l’air.