Le cri de colère d’un Sénégalais contre l’Etat et tous les politiciens…ce sont eux qui appauvrissent le pays

LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES SÉNÉGALAIS,

Chers compatriotes, permettez-moi de vous exprimer ma compassion devant le malheur que vit tout sénégalais dans son quotidien. Cette misère causée par la politique démagogique et prétentieuse de nos dirigeants. Une politique qui est assoiffée de toute logique cartésienne et qui ne mène que vers « l’impasse économique et socioculturelle ». Car elle est véhiculé par un discours théoriquement fertile, mais pragmatiquement pauvre et nulle. Une telle politique est indigne de quelqu’un qui a partagé, expérimentalement, le vécu quotidien des sénégalais. Qui, parmi nos dirigeants, prétendrait-il ne pas connaître le boutiquier du coin ? Pensent-ils pouvoir nous tromper, alors qu’on a vécu tous ceci ensemble ; c’est-à-dire toute la misère du passé, de Senghor à Diouf en passant par Wade ? Et pour masquer leur incapacité, ils nous tympanisent avec des théories surchargées de slogans ridicules, oubliant ainsi la parole de leur ex-maître qui disait : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit désormais de le transformer. »

Chers compatriotes, permettez-moi de crier notre ras-le-bol, notre intransigeance, notre inclémence en vers tous les monstres qui nous dirigent. Auraient-ils une pierre à la place du cœur ? Ou bien seraient-ils réellement des sénégalais ? Le Sénégal a toujours loués les valeurs de noblesse dont ils prônent le contraire. Pourquoi accepteraient-ils d’être maîtres d’œuvres d’autant de destructions de notre chère patrie ?

Sur le plan de l’Education, l’Etat sabote. Il ne se soucie pas du niveau des enseignants qui ne cesse de dégringoler. La majeure partie parmi eux ne sait même pas formuler une demande manuscrite correcte. La plupart des élèves et étudiants ont un niveau médiocre. On se pose la question : comment font-ils pour passer leurs examens. Nos dirigeants savent-ils réellement que cette école a le rôle exclusif de former les futures élites chargées de prendre la relève.

Sur le plan sanitaire, la quasi-totalité de nos gouvernants prennent l’avion pour aller se soigner. Ceci est une preuve très nette qui montre que leur politique de Santé est mauvaise. Chaque jour, on rencontre des cas qui seraient dignes de la préhistoire : des gens qui meurent dans la rue parce qu’ils n’ont pas d’argent pour payer le ticket d’hôpital ou parce qu’ils n’ont pas de quoi acheter les ordonnances prescrites après consultation. Et pourtant c’est sur le dos de ces misérables contribuables que nos dirigeants se payent les hôpitaux les plus chers d’Europe et d’Amérique pour leur santé et celle de leur famille.

Sur le plan social, les grèves, sans cesse et sans solution, des enseignements, des professionnels de la Santé et autres montrent les limites du pouvoir. Une déclaration récemment faite par le Premier Ministre prouve encore que notre pays a un problème de leadership. Que peut-on penser quand une telle autorité se permet de dire : « ce n’est pas au gouvernement de créer des emplois pour les jeunes ». C’est évident, une telle allégation ne montre qu’une chose : l’Etat n’a plus de politique d’Emploi.

Sur le plan économique, les mots me manquent pour qualifier ce qui se passe au Sénégal. Cependant des démonstrations, d’une rare pertinence, effectuées par nos valeureux compatriotes tels que Baba AIDARA, Ousmane SONKO, Birahim SECK et autres devraient suffire. Et devant une telle pertinence, les terroristes financiers, ces pilleurs sans scrupule sont priés de se taire au lieu de se ridiculiser dans de faux chiffres et de slogans stériles et vides de contenus.

Sur le plan judiciaire, c’est comme si nos institutions sont réduites en deux : le pouvoir législatif exercé par les députés et le pouvoir judico-exécutif qui est entre les mains de Son excellence. Des faits font penser que certains sont en prison parce que le Président le veut, comme d’autres présumés délinquants sont libres parce qu’il le veut. On constate que rien que la carte de l’APR semble éloigné de la prison. Dans une telle situation, on voudrait bien connaître le rôle des magistrats dans notre justice. Est-ce-que le juge bénéficie toujours de son droit de faire appliquer la Loi sur Tout citoyen ? De même, les parquetiers, connus sous la dénomination de maîtres des poursuites, ont-ils toujours le droit de poursuivre Tout présumé hors la loi ? Si la réponse à ces deux questions est « non ! », nous jugerons, sans parti pris, que notre justice n’est pas indépendante. Et à ce point de vue, notre Président serait malheureusement un vrai Yaya Diamé du Sénégal.

Chers compatriotes, disons non à tous ces dérives dont nous serons les seuls à subir les conséquences désastreuses. Dites-moi où est parti Léopold Sédar Senghor après son départ du pouvoir, où est Abdou Diouf et enfin Abdoulaye Wade, le dernier des trois mercenaires français à la retraite ? Ils ont tous quitté notre patrie pour la France, à la fin de leur mission france-africaine.

Chers compatriotes, œuvrons ensemble pour l’indépendance totale de notre patrie. Ne soyons pas divisés. N’acceptons pas d’être corrompus. Sachons que nous demeurons les seuls piliers conçus pour le développement du Sénégal. Un pays très riche mais qui refusent de prospérer à cause de leaders peu ambitieux et corrompus. Dans un tel contexte, il serait très judicieux de rappeler les propos de Monsieur Ousmane SONKO, Président de PASTEF : « Frères et sœurs sénégalais, nous ne sommes pas pauvres, on nous appauvrit. »

Au moins des jeunes comme lui, par le « pastef (la conviction de réussir) » font renaître une force de l’espoir. La force de l’espoir qui signifie en wolof « DOOLEY YAKAAR » fait penser à Monsieur Mansour NDIAYE, son Président. Ainsi vous verrez que seul un don de soi pour la patrie peut faire naître ou renaître la force de l’espoir.

Chers compatriotes, voilà deux jeunes fils du Sénégal, politiquement vierge c’est-à-dire qui ne sont pas encore souillés par le virus de la France-Afrique : est un programme français qui consiste à sucer le sang africain jusqu’à sa dernière goutte. Cependant pour des besoins de l’heure, vous êtes dans l’obligation de vous unir au nom de la patrie. Alors PASTEF ET DOOLEY YAKAAR, unissez-vous.

Et avec vous, les slogans ne seront pas seulement des mots vidés de leurs contenus, qu’on crie seulement haut et fort. Ils seront aussi un mode de vie pour un bien être de notre patrie : le Sénégal.

 

Assane NIANE
assanebocarbaydi@yahoo.fr