L’avis du Groupe de travail vu sous un autre angle…Et si la période de détention arbitraire était déduite de sa peine ?

Un sujet important a suscité moult commentaires. Il s’agit du second avis du Groupe de travail de la Commission des Droits de l’Homme des nations unies sur la détention préventive de Karim Wade. La question que je me pose est de savoir si l’imbroglio ne viendrait pas du temps utilisé dans l’avis. Le groupe de travail n’aurait-il dû écrire que « la détention de Karim Wade ETAIT arbitraire ». D’autres prévenus sont dans le même cas surtout ceux qui le sont pour des faits qualifiés de crimes (assassinats, meurtres et autres homicides). Après la prononciation du verdict définitif, la durée de la prévention est comptabilisée comme faisant partie de la durée de la peine. Ne serait-il pas le cas pour Karim Wade ? Aussi le vœu du Groupe de travail de voir Karim Wade bénéficier d’une compensation devrait normalement être pris en compte dans la peine que subit actuellement l’ancien ministre. La durée de la période de la détention arbitraire est largement inférieure à la peine à laquelle il a été condamné. On comprend dès lors que le président du groupe de travail parle de « manipulation ». Il devrait reconnaître que leur avis peut être lu comme une remise en cause de la détention de Wade dans sa globalité. Il leur a manqué une précision : le caractère arbitraire ne s’applique qu’à une période précédent le verdict de la CREI. A qui la faute ?

Par Issa Sall

1 Comment

  1. Le problème est simple.
    Si le premier avis conclut que la détention precedant le jugement de la CREI est arbitraire, tout s’écroule. Il s’agit d’un vice de procédure car toute la procédure initiale est viciée. Peu importe le jugement de la CREI qui devient nul.
    Le second avis ne fait que confirmer le premier. Sa détention était arbitraire avant le jugement. Elle l’est tout aussi après le jugement.
    On ne parle pas du fond, mais de la forme. Si vous loupez la forme, c’est de votre faute.
    Le groupe de travail à raison sur toute la ligne.

Les commentaires sont fermés.