Latif Coulibaly : « Quand Macky va décider, ceux qui sont d’accord avec lui, vont l’accompagner, ceux qui ne sont pas d’accord…

La question de la réduction du mandat présidentiel n’est pas une petite affaire. C’est du moins l’avis du secrétaire général du gouvernement. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm, Abdou Latif Coulibaly, membre du secrétariat de l’Alliance pour la République (APR) a déclaré que la réduction du mandat n’est jamais une question facile. Selon lui, c’est une question difficile du fait des enjeux autour du président de la République. «Il y a naturellement des forces centrifuges autour du président de la République. Il y a des forces qui vont aller dans un sens et d’autres dans un autre dans l’espace présidentiel. Ce phénomène, on l’observe également en dehors de l’espace présidentiel et, cela rend les choses difficiles.
Mais, la responsabilité d’un chef de l’État, c’est de décider. Et quand, il va décider, ceux qui sont d’accord avec lui, vont l’accompagner, ceux qui ne sont pas d’accord, peuvent s’en accommoder, resteront avec lui et le soutiendront. Ceux qui par contre, ne s’en accommoderont pas, prendront leur responsabilité, c’est ça la politique», a estimé Abdou Latif Coulibaly.
Par ailleurs, le responsable Aperiste de Sokhone, précise que «quelle que soit la décision que prendra le chef de l’État concernant la réduction de la durée de son mandat, il y a, à la fois des avantages et des inconvénients.«Le président de la République a pris un engagement en disant : “si je suis élu, je vais réduire la durée de mon mandat de 7 à 5 ans“. Mais pour ce faire, il faut d’abord réduire le mandat de façon générale de 7 à 5 ans. C’est une procédure par laquelle, il faudrait passer parce qu’il y a deux questions. Il y a tout d’abord la question de la réduction du mandat du président de la République et ensuite celle de l’applicabilité de cette réduction au mandat en cours. Cette question est technique, elle n’est pas simplement politique et il y aura une réponse technique qui sera apportée à cette interrogation-là par le conseil constitutionnel», soutient le secrétaire général du gouvernement.

Rewmi