L’ASS écrit aux Nations Unies pour dénoncer les abus de l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim Wade

Le bureau exécutif de l’Alliance sauvez le Sénégal (Ass) a adressé une correspondance au représentant des Nations-Unies à Dakar. Il dénonce le refus de l’Etat du Sénégal d’appliquer les recommandations du groupe de travail des Nations-Unies sur les détentions arbitraires du prisonnier, Karim Wade.
Les camarades de Babacar Mbaye Ngaraf, à travers un communiqué signé par l’Alliance sauvez le Sénégal (Ass) sont convaincus que le candidat du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Karim Wade, détenu prisonnier le plus célèbre du pays, est victime de son engagement politique pour la présidentielle de 2017.
L’Ass exige ainsi l’application des recommandations du groupe de travail des Nations-Unies. «Comme vous le savez, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, à travers le Groupe de Travail des Nations-Unies, a rendu un avis lors de sa 72ème session, organisée du 20 au 29 avril dernier, sur le cas du prisonnier Karim Wade», rappelle les camarades de Babacar Mbaye Ngaraf.
Relativement à une éventuelle violation des droits civils, l’Alliance Sauvez le Sénégal persiste et dénonce une arrestation arbitraire, tout en exigeant une réparation des préjudices causés à M. Wade, comme l’a indiqué les recommandations du groupe de travail des Nations-Unies.
«Le groupe de travail des Nations-unies a demandé la relaxe de Karim Wade et la réparation des préjudices subis. Etant partie au Pacte International relatif aux droits civils et politiques depuis le 13 Février 1978, pour la première fois, le Sénégal défie les Nations-Unies en refusant d’appliquer les recommandations », déplore le bureau exécutif de l’Ass.
Toujours dans cette logique, l’Ass dénonce des procédés d’isolement complet appliqués au détenu, Karim Wade. «L’Etat du Sénégal continue d’isoler Karim Wade dans sa cellule. Le nombre de ses visites a été diminué, d’après nos enquêtes. Au début de son arrestation, il recevait plus de 200 visites chaque mercredi, entre 08 heures et 13 heures.
Aujourd’hui, le nombre des visites est réduit à 30 par jour. Ses proches venus de l’inté- rieur du pays, arrive à 16 heures du matin pour ensuite rentrer sans le voir », constate les responsables de l’Ass, qui lancent un appel aux Nations-Unies à intervenir pendant qu’il est encore temps.
Une occasion saisie par les souteneurs de Karim Wade pour interpeller également le président de la République, Macky Sall. «Le Sénégal a raté l’occasion de se lever au lendemain de la seconde alternance démocratique. Nous demandons aux autorités étatiques de ne pas rater l’occasion de se relever avec l’avis du groupe de travail des Nations-Unies », a ajouté l’Ass.