L’argentier de l’Etat, Amadou Ba, doit surveiller ses arrières…Des « Gens saignants » lui déclarent la guerre

Le Syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) est sur le pied de guerre. Les camarades de Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général du Saes, entendent bien dénoncer les agissements du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. En conférence de presse hier, lundi 8 février, ils soutiennent que le ministre Amadou Bâ est à l’origine du retard de la matérialisation des accords signés par le gouvernement. Le syndicat compte croiser le fer contre le ministre qui, disent-ils, s’entête à ne pas appliquer les mesures prises par le gouvernement et le président de la République.

Seydi Ababacar Ndiaye accuse le ministre d’être dans les bonnes grâces de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (Fmi), en lieu et place des besoins des populations. « Quand il passe outre les décisions du Président, Amadou Bâ est quelque part puissant », a estimé Seydi Ababacar Ndiaye. Pour barrer la route au ministre, il annonce dans la foulée que le Saes entend «organiser une grande marche de dix mille enseignants pour fustiger l’attitude du ministre et restaurer le savoir ».

« Nous allons se liguer pour sauver ce pays. Le savoir ne doit pas être piétiné. C’est un combat pour la restauration de notre indépendance », persiste Seydi Ababacar Ndiaye. Non sans rappeler l’arrêt de travail de 48h que le Saes va observer à partir d’aujourd’hui, mardi. Cet arrêt des cours sera suivi d’une assemblée générale de campus le jeudi pour apprécier la situation. Ainsi le bureau national élargi du Saes marque son engagement en mettant à profit l’expiration du préavis de grève qu’il avait déposé en début janvier.