L’APR répond à Idy : « Un incapable notoire ne saurait remporter une élection présidentielle avec 65% »

Premier Ministre en 2004, candidat aux élections présidentielles, de 2007 et 20012, c’est maintenant en 2015 que l’ancien Premier Ministre, monsieur Idrissa Seck patron de Rewmi, fait un diagnostic sans complaisance de la situation du pays. “Loin du débat sur l’émergence suscité par les tenants du pouvoir et qui ne recoupe aucune réalité, le président Idrissa Seck a eu l’occasion de mesurer par lui-même l’immensité des attentes des populations abandonnées”, nous livre la presse. Monsieur le Premier ministre sachez qu’un incapable notoire ne saurait remporter une élection présidentielle avec un jeune parti politique qui avait à peine quatre ans (o4) d’existence. Là où vous avez tenté à deux reprises de prendre le pouvoir (2007, 2012) sans succès, il a suffi au Président Macky Sall et l’Apr d’une seule tentative pour mériter la confiance de 25% de sénégalais au premier tour et 65% au second tour. Qui dit mieux ?
En son temps j’ai eu à dire et répéter dans de précédents articles : Macky Sall n’est pas Idrissa Seck, et Macky Sall n’est pas membre de la Société du (10) décembre. «L’Empereur n’est plus!…. mais son esprit n’est pas mort», disent encore les Bonapartistes. La critique seule ne peut constituer un projet de société pour le Sénégal. Certes en sa qualité de chef de parti et dans un pays démocratique, il est dans son rôle le plus absolu. Cependant, hiberner depuis le 25 mars 2012, pour sortir en 2015, et faire un diagnostic complaisant quant à la situation du pays, c’est quand même tirer sur les cheveux.
Depuis la dernière présidentielle le 25 mars 2012, l’opposition (le Pds et ses démembrements dont Rewmi) s’est installée à l’extrémité des bancs de la république. Cette opposition, est le mariage de circonstance, pour ne pas dire forcé de la carpe et du lapin avec un chapeau (libérale). En effet, celle-ci est composée de membres du Pds, du Rewmi, de Bokk Guis Guis et de multitudes de mouvement sortis des flancs du Pds. Cette union incongrue, surréaliste, est improductive et inefficace. Idrissa Seck et Cie soutiennent que “l’incapacité notoire” de Macky Sall et de son gouvernement “à se concentrer sur l’essentiel a fini de dégrader les conditions de vie de ces populations qui sont abandonnées au profit des dépenses de prestiges et de propagande”. Les sénégalais ne sont pas amnésiques j’en suis sûr. Si et je dis si tant est qu’ils aient raison. Il est encore pire et plus inquiétant que notre pays manque notoirement d’une opposition solide, d’une opposition dynamique, d’une opposition constructive, d’une opposition audible, d’une opposition qui s’oppose qui dénonce et qui critique, mais surtout d’une opposition qui propose. Or depuis leur cuisante défaite et le morcellement du Pds qui en suit, leur seule et unique proposition reste, «après Wade c’est Karim Wade». Et leurs critiques pour l’essentiel, portent sur la CREI et sur la réduction du mandat présidentiel. Le PSE n’est pas critiquable parce que cette opposition ne dispose aujourd’hui d’aucun projet alternatif. Voilà pourquoi ils n’osent porter de sincères critiques sur cet ambitieux Programme. Il est évident que notre pays manque véritablement de contre-pouvoir. C’est-à-dire une opposition digne de ce nom car capable de dénoncer sans verser dans la langue de bois et en mesure de donner un sens à son existence en étant une force de proposition pour le peuple sénégalais.

Quand on voit l’attitude de l’opposant en chef, l’ancien président Abdoulaye Wade qui n’hésite pas à foncer sur des agents de la police, insulter sans détour l’actuel Président de la république, Macky Sall. Quand on entend ses discours remplis de haine et d’une méchanceté inimaginable, appelant à la révolte populaire, que peut-on attendre de cette opposition? Et aujourd’hui que l’éternel opposant en chef, l’ancien président Wade (même président de la république il est demeuré opposant), qui est sur la voie de garage, voici que l’ex «doungourou» et ses hâbleurs se réveillent subitement pour nous dire que : « le Sénégal va mal, qu’il n’y a rien dans le pays de la Téranga». Y’aurait-il deux Sénégal sur terre ? Ces régions de Matam, Tamba, Kédougou dont Idrissa Seck fait référence pour tromper le peuple sénégalais, ignore-t-il que les conditions de vie de ces populations se sont considérablement améliorées depuis 2012. Au cœur du pouvoir de 2000 à 2004, qu’avait-il fait pour cette population ? L’enfer est pavé de bonnes intentions. Il ne suffit pas de dénigrer, de critiquer, d’avoir de bonnes intentions pour prétendre à un statut d’homme d’Etat. «Quand Idrissa Seck battait campagne pour Wade en 1998, Macky Sall était vendeur à la sauvette aux États-Unis » dit un de ses zouaves ». Dieu soit loué, à force de travail et d’abnégation, c’est ce même « vendeur à la sauvette », qui, par la grâce de Dieu et la confiance des sénégalais, aujourd’hui conduit les destinées du Sénégal, préside, la CEDEAO et de l’OIF. Quand vos critiques portent si bas dans le débat politique, il va s’en dire que le complexe a changé de camp. C’est le cas de le dire. Avoir de l’écoute et observer le silence, n’est nullement un complexe, mais, une sagesse, une maîtrise de sa personne, et qui protège un homme d’Etat des réactions impulsives et incontrôlées. Pour le protocole de Rebeuss, le 23 avril 2014 j’écrivais un article paru dans la presse locale : «En effet, à travers cette affaire des «Chantiers de Thiès», qui n’était qu’une fausse piste afin de partager un butin colossale tiré d’une affaire rocambolesque et mille fois plus grave, ces deux hommes (Abdoulaye Wade, Idrissa Seck) et leurs complices méritent de passer devant le TCI à la Haye. Combien de malades du Sida ont perdu la vie depuis 2002 et combien de morts du sida auront –ils encore sur la conscience? Le fameux «Protocole de Rebeuss» ne concernait nullement les chantiers de Thiès, mais une histoire de centaines de milliards pour avoir monnayer une découverte d’un chercheur sénégalais, un remède contre la maladie du Sida ». Prenez la peine de relire cette contribution et vous serez édifié.

Oui la politique a ses propres règles et trop souvent des armes non conventionnelles sont utilisées dans le seul but de pousser son adversaire et non son ennemi à la faute fatale et au déshonneur. Où sont passés nos valeurs d’hier ? Certainement jetés à la poubelle simplement, par de tels soi-disant responsables. Mais encore une fois, si un jour, le Sénégal devrait tomber dans les abimes, il va sans dire que ce seront les politiques en premier, qui en paieront le prix fort.
Alioune Ndao Fall
Secrétaire National chargé de la Diaspora Apr.