L’AFP de Niasse est vide…la majorité des militants progressistes ont rejoint Le Grand parti de Gackou

Mamadou Goumbala a pris comme prétexte l’anniversaire commémorant les 16 années de l’Afp pour se prononcer sur cette formation politique. C’est un tableau noir que ce membre fondateur du parti a peint le futur du parti.

L’Alliance des forces du progrès (Afp) fêtait les 16 années de son existence ce 16 juin. Un prétexte pour Mamadou Goumbala de donner son avis sur cette formation politique. « Le parti a participé à 4 élections et a essuyé 4 échecs, Moustapha Niasse n’entend plus rien de la politique, après avoir créé le parti pour son ascension personnelle et son pouvoir personnel, il a dû se ranger derrière Macky Sall le 10 mars dernier, et nous avons dit non. Maintenant, une nouvelle formation politique dénommée le Grand Parti/Suxali Sénégal est créé, j’attends qu’elle ait son récépissé pour y adhérer. Sinon, je suis toujours à l’Afp », a fait savoir M. Goumbala qui soutient que son exclusion du parti ne lui a pas été notifié. « Pendant que certains pensent et croient que j’ai été exclu de l’Afp, je dois préciser que cela n’a jamais eu lieu. Les organes habilités à m’exclure, à savoir le bureau politique, ou le comité directeur, ou une commission ad-hoc dans ce sens, ne se sont pas réunis. C’est Moustapha Niasse qui a, de manière unilatérale, manipulé des chenapans pour nous faire partir. Puisque, jusque-là, je n’ai pas encore reçu de document officiel me l’annonçant, je me considère toujours comme membre de l’Afp », a- t-il ajouté.
A la question de savoir ce qui reste de l’Afp après 16 années d’existence, il constate : « Les 80% sont partis avec Gakou pour mettre en place le Grand Parti/Suxali Sénégal. Et le peu qui est resté n’est là-bas que pour de la promotion au sein du pouvoir de Macky Sall sous le piston de Niasse. Il y en a d’autres qui se targuent d’être des progressistes authentiques en restant avec Niasse mais qui sont entièrement avec nous. Et il n’a qu’à initier une réunion de bureau politique ou un comité directeur pour se rendre compte de la contestation que verra sa décision. L’Afp originelle n’a plus rien et n’a aucun avenir. Comme disait Gbagbo, ce qui reste, c’est le maïs. Il n’y a que des opportunistes qui croient que le moment est venu pour eux de succéder à Moustapha Niasse. L’Afp n’a plus d’avenir ».