L’affaire « Panama Papers » relance le procès Karim Wade : L’Etat durcit les règles

Hier, les pandores ont cueilli Ibrahim Abou Khalil dit Bibo Bourgi et Alioune samba Diassé tous deux coaccusés de Karim Wade qui ont été condamnés et libérés par la suite pour des raisons de santé.

Pourquoi ce revirement à 360° ? Que s’est-il passé soudainement pour que les limiers de la section de recherches de la gendarmerie de Colobane se lancent aux trousses des deux complices de Karim Wade qui sont pourtant malades ?

Selon leurs avocats respectifs contactés par la rédaction, « ces arrestations sont incompréhensibles vu que les personnes interpellées sont toujours malades. »

Bibo Bourgi poursuit son traitement mais il est visiblement affaibli. Et « Alioune Samba Diassé se déplace toujours difficilement et se rend régulièrement à l’hôpital au moins une fois par semaine » nous dit un de ses proches.

L’affaire panama papers…

Serait-ce cette affaire qui a déclenché le processus d’arrestation de ces deux personnes ? Tout porte à le croire puisque moins de 48 heures après les révélations faites sur des présumés milliards dans les paradis fiscaux appartenant à Pape Mamadou Pouye, lui aussi coaccusés de Karim Wade et condamné, la justice a déroulé le tapis roulant vers Rebeuss pour Bibo Bourgi et Alioune Samba Diassé.

L’Etat veut-il refaire un second procès Karim Wade ? Rien n’est exclu

Rappelons que le président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), Henri Grégoire Diop, avait rendu le lundi 23 mars 2015, un jugement contre Karim Wade et ses neuf co-prévenus – dont quatre se trouvent hors du Sénégal. Le fils de l’ancien président a écopé d’une peine de six ans de prison ferme, et d’une amende de 138 milliards de francs CFA.

Ibrahim Abou Khalil (alias Bibo Bourgi), considéré comme le principal « homme de paille » de l’ancien ministre du Ciel et de la Terre, est quant à lui été condamné à cinq ans de prison ferme et 138,239 milliard d’amende.

Les complices ont écopé de cinq à dix années de prison, assorties d’amendes, mais sans peine de privation des droits civiques. Mamadou Pouye et Alioune Samba Diassé ont pris chacun cinq ans de prison ferme et 69,119 milliards de francs CFA d’amende. Pierre Goudjo de Agboba et Mbaye Ndiaye ont quant à eux été relaxés.

Les absents, Karim Abou Khalil, Vieux Aidara, Evelyne Riout Delattre et Mballo Thiam (tous hors du Sénégal), étaient tous mis sous le coup d’un mandat d’arrêt international et écopaient de la peine maximale, dix ans de prison ferme.

Penda Sow pour xibaaru.com

2 Comments

  1. 1 213 bureaux de vote fictifs à faire oublier. Rien que ça. Mais il n’y a rien de plus faux que les Panama papers à la sauce sénégalaise.

    Encore une manipulation médiatique mort-née. Je disais la même chose, sous les rires des fanatisés lors des manipulations sur la récupération des « biens » de Karim et lors des manipulations sur la double nationalité.

    La nouvelle bulle de Panama Papers a pour source la fondation de Georges Soros, qui n’est plus à présenter au Sénégal, parce qu’affiché lors de son combat contre Wade. Soros avec son Open Society (Société Ouverte) œuvre pour faire de la terre un seul gouvernement, une seule religion, une seule culture, dirigé par Satan. Et c’est pour l’avènement de cette société mondiale qu’il finance des ONG qui, elles-mêmes, financent différents mouvements (Femen), manifestations (les printemps arabes et révolutions oranges), guerres (Ukraine), rebellions (Congo), médias, etc.
    Ensuite un groupe de journalistes fut choisi pour l’exploitation des Panama Papers. Parmi ces journalistes, des proches de Bolloré. La base de données étant volumineuse, une méthode d’exploitation fut trouvée. Les journalistes choisissent des noms dans le monde (selon leurs préjugés ou que ces noms leurs sont offerts) et ils interrogent la base de données s’il y a traces de ces noms.
    C’est ce que le dirigeant du journal le Monde explique ici :
    https://youtu.be/KQ5W6iwALf4
    On comprend donc que les premiers noms de présidents soient Poutine et Bashar El Assad. Et ces derniers ne répondront pas à ces accusations. Ils connaissent trop le système pour se laisser distraire par ce dernier au moment où ils sont entrain de casser la gueule à son Etat Islamique en Syrie.
    On comprend aussi, ainsi, pourquoi nous n’aurons jamais des noms des dirigeants des USA et d’Israël, et même de tous ceux qui font partie de la direction de la mondialisation. Parce que les journalistes sélectionnés pour exploiter la base de données ne le feront pas, ou que de pareilles données y ont été extirpées (on se rappelle le cas Israël dans la base de données Wikileaks). Parce que les journalistes susceptibles de le faire n’ont pas droit d’accès à la base de données. Raisons évoquées : la protection de la source. On sait que la « source » Julien Assange est persécutée et réfugiée à l’ambassade d’Equateur. La source Bradley Manning est jugée et condamnée aux USA. Statut particulier pour sources bonnes pour le système, et statut autrement particulier pour sources mauvaises pour le système. La base de données Panama Papers sera donc exploitée dans le sens de l’orientation voulue par le système. Tout cela occulté, le système pourra répéter que le grand Assad qui joue les saints patriotes au point de s’opposer à leur destruction de son pays, n’est en fait qu’un fraudeur qui a des proches qui ouvrent des comptes à Panama. Raison suffisante (en subliminale) pour légitimer les bombardements et la destruction de son pays.
    Au niveau du Sénégal. La source de Soros et Bolloré nous livre deux « informations » : Pape Mamadou Pouye a ouvert des comptes dans le Paradis Fiscal qu’est Panama et Pape Mamadou Pouye est ami d’enfance de Karim Wade. D’abord, ces deux informations ne sont pas des scoops, et ensuite ces deux informations comportent un travail des journalistes de Soros hors de la base de données. Tout le monde admettra que ce n’est pas dans la base de données du cabinet FM qu’on trouvera, pour les besoins d’ouverture des comptes de Pape Mamadou Pouye, qu’il est ami d’enfance de Karim. C’est donc un travail hors de la base de données. Et de ce travail hors de la base de données ébauché hors du Sénégal, un journal local est chargé, en publiant un long texte, de faire le garnissage, de remplir les espaces vides. Il le fit en remplissant les espaces vides de milliards et en faisant la liaison avec Karim. Nous retenons quand même que ce journal avoue que la CREI a condamné sans avoir pu tracer. Et le journal jubile que lui il vient de mettre la main sur le jackpot de la découverte du siècle. La source des Panama Papers aura beau souligné qu’il y a des comptes en paradis fiscaux très légaux (porte ouverte pour leurs protégés), au niveau du Sénégal, pour l’urgent besoin de faire oublier 1 213 bureaux de vote fictifs, on s’en fiche. L’essentiel est qu’on puisse faire tourner que Pouye a ouvert des comptes en paradis, et qu’il est ami d’enfance de Karim.
    Mais ce que ce journal ne dira pas et qui permet de comprendre la mouton-isation des fanatisés, c’est que l’amitié d’enfance de Karim avec Pouye et les comptes en Paradis Fiscaux de ce derniers ont fait les unes des médias sénégalais durant les auditions et durant le procès. Il me revient (de mémoire) les titres, lors du procès, de « cours magistral de Pouye aux juges de la CREI sur les paradis fiscaux ». Au hasard, voici un exemple d’information dans ce sens lors du procès.
    http://www.leral.net/Proces-de-Karim-Wade-et-coaccuses-Pape-Mamadou-Pouye-refute-toutes-les-accusations-d-enrichissement-illicite_a123627.html
    Comptes dans les paradis fiscaux de Pouye ? Rien de nouveau sous le ciel sénégalais. Il l’avait assumé et expliqué de l’enquête au procès. Mais aussi cette procédure d’ouverture de compte dans les paradis fiscaux a été décrété tout ce qu’il y a de légal par Macky Sall. Comment ? Par la nomination d’Add Value Finance de son ami Abdoulaye Sylla, via son épouse Fatoumata Zohra Dème, comme administrateur provisoire d’AHS. Add Value Finance a un compte dans le Paradis Fiscal des Iles Vierges Britanniques (Man)
    http://xalimasn.com/accaparement-horrible-et-sans-scrupules-lahs-qui-se-base-aux-iles-vierges-britanniques-seme-le-bordel-dans-les-aeroports-du-senegal/
    http://www.seneplus.com/article/revelations-renversantes-sur-abdoulaye-sylla
    Et comment est-ce que du déjà traité par la CREI s’est-il retrouvé présenté comme un scoop, une découverte nouvelle ? Là est toute la manipulation. La manipulation procède par recyclage. Parce que le peuple est sensé avoir une mémoire courte, parce que le déluge de manipulations médiatiques de la mafia de presse doit avoir réussi, chaque jour, à faire oublier au peuple ce qu’il a vu hier. La réussite de la manipulation doit avoir poussé une partie du peuple à s’identifier à la manipulation, au mensonge. Il ne reste plus qu’à entretenir cette identification.
    Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Et rendez-vous dans un ou deux mois pour le lancement d’une nouvelle manipulation.

  2. l argent sale fait de plus en plus l objet d une traque à l échelle internationale comme nationale. c est un des fléau les plus silencieux et les plus virulents de notre ère. aussi pour neutraliser ces criminels des moyens idoines devront être mise en oeuvre afin d éradiquer un tel fléau planétaire. aussi l Etat du Sénégal , pal le biais de la CREI, s engage à combattre ses malfaiteurs et restituer l argent voler aux contribuables senegalais

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