La persécution des proches de Khalifa Sall crée une fronde contre Tanor en…France

La décision prise par les responsables du Parti socialiste (Ps) de porter plainte contre les jeunes dudit parti et les auditions de ces derniers à la division criminelle (Dic) a fini par irriter les socialistes de Paris qui ont exprimé leur indignation tout en annonçant la création d’un courant pour disent-ils «restaurer la dignité». «Le Ps vit des moments difficiles, son avenir est menacé. La convocation à la Dic de militants socialistes constitue une véritable préoccupation (…) Le Ps a pour caractéristique la tenue de débats internes sur des questions fondamentales, faisant ressortir de possibles contradictions pour aboutir à des synthèses, symbioses ou compromis dynamiques», a déclaré Chérif Aïdara.

Et d’indiquer : «Le fonctionnement actuel du Ps consacre le retour de la pratique du centralisme démocratique car tout se décide au sommet. L’examen de sujets importants est confisqué, la base en est exclue. Les évènements du 05 mars sont subséquents à l’absence d’un véritable débat engageant toutes les strates du parti». Selon lui, c’est à cet effet que «des militants socialistes lancent depuis Paris la création d’un courant qui s’emploiera à faire triompher les idées énoncées et à imprimer une démarche différente au Parti socialiste». Ce courant dit-il «pourrait prendre la dénomination –Démocratie –Unité –Cohésion et sera ouvert à tous ceux qui reconnaissent le bien-fondé des développements qui précèdent».

Revenant sur le compagnonnage entre le Ps et l’Apr, M. Aïdara se dit convaincu qu’«après 4 ans de compagnonnage avec les composants de la coalition Benno Bokk Yaakaar, le moment est venu de procéder à un bilan d’étape permettant d’apprécier la justesse pour notre parti de s’y maintenir ou d’en sortir».  Il estime que «l’appréciation de ce bilan d’étape doit mettre en avant les différentes politiques et leur orientation, les méthodes de gouvernance et leur adéquation par rapport aux ruptures attendues, le renforcement de la démocratie, les rapports entre partis politiques coalisés doivent aussi être analysés». Parlant du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct), Aïdara pense que «le Hcct tel annoncé, n’échappera pas à la même déviance. Si la loi autorise le Président de la République à nommer 46% des membres, le président, le Secrétaire général, le Hcct devient ‘sa chose’. C’est donc une institution de plus sous contrôle».