La JDS de Babacar Diop traitée de « fille insolente » du Parti socialiste

Photo : Babacar Diop,leader de Jeunesse pour la démocratie et le socialisme (Jds)

JDS: l’insolente fille de maison.

Elle est singulière mais se veut plurielle au bavardage infructueux. Nous resterons galants mais ne la flatterons pas de jolie fille. Elle n’a d’ailleurs jamais su l’être, au propre comme au figuré. Nous la prendrons dans sa particularité. Elle, la Jeunesse Doxandem Sectaire (JDS), fille de maison aux nombreux amants connus. Tellement sa démarche est antinomique aux instances du parti dont elle se réclame. Elle a cru, inspirée du comportement piteux de ses amoureux, qu’il faille se faire grossier pour se sentir encore exister. Tellement son apport au parti ainsi que son utilité véritable suscitent moult et légitimes interrogations face au vacarme qu’elle impose.

La JDS, demoiselle rebelle aux instances du parti, n’a plus droit d’initiative, de parole ou d’action au sein du Parti Socialiste. On peut gaiement s’en passer et allégrement la gommer de l’architecture du PS. Il n’est plus tolérable qu’elle continue de défier l’autorité du Secrétaire Général et des organes décideurs du parti, qu’elle clignote à gauche quand la majorité et les responsables indiquent qu’il faut aller sur la voie de droite et de surcroît qu’elle utilise les médias pour jouer au « jambarisme » sur des débats que ses soupirants n’ont jamais eu le courage de poser et soutenir en interne. Ce n’est plus de la démocratie mais véritablement de l’indiscipline. Et pourtant, attitude bizarre et posture exsangue, la gosse se clame démocrate et socialiste. Elle à qui on met encore la sucette à la bouche, parce qu’incapable de bâtir un argumentaire sans dictée. Parce qu’à force de se croire irrésistible, la demoiselle s’est étouffée de tous les parfums d’hommes qui la bercent encore de rêves. En tout état de cause, tout militant indiscipliné doit tirer les conséquences de son incivisme partisan. Sans état d’âme. Et que chacun, à toute station dans le parti, prenne et assume entièrement ses responsabilités car le cafard est un voisin infecte, fétide et volage.

Qui l’eut cru ! Il n’y a pas si longtemps, un jeune garçon faisait le pied de grue pour bénéficier du soutien et du parrainage du Secrétaire Général, Ousmane Tanor DIENG, pour un quitus d’entrée et d’existence au sein Parti Socialiste pour sa JDS de fille qui jurait par tous les saints de respecter la ligne directrice du parti, en toute circonstance. Mais dès que la porte lui fut ouverte, le bonhomme s’est senti poussé des ailes, loquace et irrespectueux. Il se mit à sautiller dans tous les sens, n’excluant même pas les sombres clairières et les miséreuses terres, trainant derrière son cortège un groupe de badauds suiveurs. C’est ainsi qu’à force de se croire le nombril du monde, il manqua de retenue dans ses ardeurs incestueuses avec sa JDS, qui à son tour se crut l’essence de dragueurs téméraires à l’odeur parfumée de billets maudits. Ils avaient oublié, reniant leur serment premier et leur dignité, que quand l’oiseau ignore le poids de ses plumes, il se croit seigneur des cieux jusqu’à ce que le vent le ramène à la raison. A les voir gesticuler, on se rappelle tristement de cet autre grand garçon à qui le Secrétaire Général a évité la prison, soutenu l’investiture sur une certaine liste protectrice et qui aujourd’hui joue au franc-tireur, voulant éliminer, par folie de grandeur et barbe taillée, son bienfaiteur. Mais il ne faut jamais se leurrer ni s’y méprendre: il n’y a de pire individu que l’homme ingrat.

Feu Ndongo LO, artiste aux mélodies d’école sociale, avait raison de soutenir dans un de ses beaux refrains que  » Koula défal lou bax, boko waxoul, bouy lime ay nonome nalacii bolé« .

Ceux qui veulent miner le parti de l’intérieur, pour des desseins singuliers, doivent se rendre compte et à l’évidence qu’ils ont affaire à des démocrates qui les tolèrent mais que cela ne saurait durer longtemps encore. Il n’y a pas de caresse pour celui qui mérite une gifle réparatrice.

Les mouvements intégrés, les organes spécialisés ainsi que les mouvements d’initiative et d’action n’ont pas pour vocation d’affaiblir les instances du parti et de saper l’autorité du Secrétaire Général. Les statuts du parti sont très clairs quant à leurs règles d’organisation et de fonctionnement. Quand ils ne peuvent plus suivre la discipline de parti, et que leurs responsables se croient tout permis, il faut légalement couper des têtes ou au pire des cas les évacuer de l’ossature du parti. Ils trouveront, peut-être, ailleurs où faire le gros dos, ailleurs où il n’y pas de discipline de parti, ailleurs où jouer aux bossus démocrates. Par conformité aux textes et par souci de discipline interne, la Jeunesse Doxandem Sectaire (JDS) et toute sa meute d’égarés doivent être sanctionnés, sans tarder et sans main qui tremble. Ane têtu ne connait que le bâton.

La rigoureuse organisation de notre structure politique ne saurait, sans conséquence et à volonté, être bafouillée et piétinée par ceux-là qui rampent du ventre les soirs, à la quête du pain du lendemain. Ceux-là qui, le jour, sont obligés d’exécuter leurs basses besognes au risque de mourir, le soir, de soif argentée. Ceux-là qu’épousent tous les vents du monde, parce que sans direction. Ceux-là qui, à tue-tête, clament être majeurs et indépendants et qui pourtant n’osent pas s’aventurer en dehors de la maison familiale. Ceux-là qui honteusement tentent d’assassiner le père de famille, espérant récolter là où ils n’ont jamais semé et oubliant que quiconque règne par l’épée périra par elle et qu’un piège peut se refermer, sans préavis, sur ses commanditaires. L’histoire n’a de chose merveilleuse que sa mémoire.

Invite est faite aux camarades jeunes, notamment du département de Dakar, dans l’intérêt premier du parti et de leur avenir politique, à régulièrement privilégier et adopter des positions en conformité avec les ordonnances des instances décisionnaires de notre formation politique.

Quand des taureaux se battent dans une étable, le sol en fait les frais et le plus faible ramasse souvent la mort, tandis que leur propriétaire se retrouve avec de la viande fraîche, à tous les coups. Comprenne qui peut.

Le vent souffle, on ne sait où il va, mais son origine est connue. Vive le Pati Socialise (PS).

Alain SAMBOU

Jeunesses Socialistes de OUAKAM

samboualain@gmail.com