La CREI ou cour de règlement de comptes politiques…Quand la libération de Karim Wade devient une demande sociale

Au lendemain de la seconde alternance politique au Sénégal, la cours de répression de l’enrichissement illicite CREI était considérée comme une demande sociale. Ainsi, monsieur Karim Meissa WADE tout puissant ministre dénommé ministre du ciel et de la terre pour caricaturer ses nombreuses portes feuilles ministériels a été mis en demeure.

Il a été arrêté par la suite, jugé et condamné à six ans de prison ferme en plus d’une amende de plus de cent milliards de francs CFA .
Et, par la suite, la justice nous dit on a saisi tous les biens de monsieur WADE. Mais, il faut rappeler qu’il n’était pas le seul ministre de la république au temps de maître Abdoulaye WADE. En plus, il est utile de signaler qu’il n’est pas poursuivi à la suite de manquements dans la gestion des ministères qu’il a occupés.
Combien sont-ils de ministres, directeurs nationaux ou PCA du défunt régime à avoir dilapidé nos maigres ressources ? Combien de fois à la gabegie wadienne par l’intermédiaire de ses « enfants politiques  » dans des meetings, cérémonies ou autres ?
Nous avions même vu à cette époque un directeur d’une structure nationale qui a rejoint actuellement la prairie marron offrir des millions, des bagues en diamant et même des voitures à une de ses épouses. Aujourd’hui, il n’est pas du tout inquiété car étant à côté du prince.
Combien de ministres comme Karim Wade devraient alors s’expliquer sur l’origine licite de leurs biens ? On nous a parlé tout au début de cette supposée traque des biens mal acquis qu’une cinquantaine de personnalités politiques qui devraient être interrogées sur la licéité de leurs immenses patrimoines. Mais, force est de noter que jusque-là, seule madame Aida NDIOGUE qui d’ailleurs a été libérée est la seule à être poursuivie.
Nous demandons alors qu’est-ce que l’enrichissement illicite ?
À mon humble avis, si l’on sait que le salaire d’un ministre tourne autour de 3 millions, au bout de douze années doit gagner en moyenne 432 millions. Or, on a vu des ministres milliardaires et qui devraient normalement s’expliquer sur l’origine licite de leur richesse.
Loin de moi l’idée de dire que monsieur Karim Meissa WADE n’a pas pris un centime de nos maigres ressources, mais il faut le prouver par une enquête rigoureuse et sérieuse. Sinon, le peuple qui avait fait de la reddition des comptes une demande sociale aura besoin de réclamer la libération du fils de WADE un probable adversaire politique sérieux comme demande sociale.
Évitons la justice des vainqueurs car cela ne nous mènera nulle part car nul n’est éternel.
DIAPOU KATOU DIAANE DIAAKAY MOUDIE.

IDRISSA SAMB