La bataille judiciaire contre Karim se transforme en guerre médiatique entre les groupes de Com’

Bataille franco-française à Dakar pour la gestion de l’image de leaders politiques, particulièrement du chef de l’Etat Macky Sall, et de Karim Wade, fils de l’ancien président de la République. Et c’est «La Lettre du continent» qui ouvre dans son dernier numéro, une large fenêtre sur la présence de plus en plus renforcée de cabinets français dans la cour des palais des capitales africaines. Parlant du Sénégal, le journal écrit, selon des lignes rapportées par lignedirecte.sn : «Signé il y a quelques semaines dans la plus totale discrétion, le contrat accordant à Patricia Balme la gestion de l’image de Macky Sall, président en exercice de la Cedeao, permet à cette dernière d’accroître son emprise africaine.»
Pourtant, Macky Sall n’est pas le premier chef d’Etat africain à confier la gestion de son image à cette Française. Patricia Balme a en effet géré l’image d’Andry Rajoelina à Madagascar. «Fondatrice de PB Com International, elle possède désormais ses entrées dans plusieurs palais, son contrat avec la Présidence camerounaise, où son concurrent Stéphane Fouks tente de faire une incursion, lui étant régulièrement renouvelé», ajoute «La Lettre du continent». Qui souligne : «Au Sénégal, Patricia Balme ne retrouvera certes pas sa « sœur-ennemie » Anne Méaux, en perte de vitesse dans ce pays depuis la défaite en 2012 de son client Abdoulaye Wade. Elle pourrait cependant y croiser Marie-Luce Skraburski, collaboratrice pour l’Afrique de la patronne d’Image 7, restée l’amie de Karim Wade dont il gère l’image à titre personnel.»
D’ailleurs, révèle le journal, le compagnon de Marie-Luce Skraburski, jadis directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, est l’un des avocats du fils de Me Abdoulaye Wade.