Khalifa Sall asphyxié et combattu par le pouvoir…Tanor fait le mort…Et le PS aussi fait le mort

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Pour la deuxième fois, Tanor, le socialiste en chef, fait de la non-assistance à un militant en danger. Il regarde et laisse Macky Sall déplumer Khalifa Sall. Des ordures.
Après le blocage de l’Etat sur l’emprunt obligataire de la ville de Dakar, le gouvernement vient encore de s’illustrer dans ce qui est convenu d’appeler la bataille des ordures. Khalifa Sall devient ainsi un cas pour l’Etat et dont l’évocation du nom leur donne le tournis. Il en est de même pour les responsables de l’Apr. Depuis sa brillante victoire aux locales où il a quasiment laminé l’Apr et ses alliés, il fallait s’attendre à des crocs-en-jambe pour des raisons politiques. Le transfert de l’Entente Cadak-Car dans les bacs à ordures du ministre-maire Abdoulaye Diouf Sarr est un signal fort qui ne fait plus douter sur la manifeste volonté du pouvoir politique de liquider un potentiel adversaire à la prochaine présidentielle.
Le ministre de la Bonne gouvernance que Macky veut dresser contre Khalifa, avait-il besoin de trésor de guerre. De précampagne ? Dix-sept milliards dans sa besace sans autre forme de contrôle. Seulement, au-delà de tous ses aspects, subsiste un fait curieux. C’est le silence du responsable socialiste Ousmane Tanor Dieng.
Le Ps, membre de la coalition qui a porté le leader de l’Apr au pouvoir, vient de subir encore une humiliation politique. Avec la bénédiction de Tanor ? Il ne peut pas être dans le saint des saints et ne pas être au courant de ce décret présidentiel. Ce dernier semble cautionner les pratiques en cours contre un camarade de parti. Une posture que de hauts responsables socialistes condamnent. Tanor se bouche le nez pour ne rien sentir de ces ordures. Cette guéguerre entre Macky Sall et Khalifa Sall. De même que les responsables socialistes présents dans le gouvernement.
Ce qui pourrait renseigner avant terme, que pour le Secrétaire général du Parti socialiste, le maire de Dakar n’est pas dans ses tablettes. En d’autres termes, envisager le soutien de Tanor à la prochaine présidentielle pour le maire de Dakar est à ranger dans les tablettes de l’impossible. En tout cas, le silence de Tanor n’épouse aucune élégance politique. Mais entre les mondanités du palais et une probable disette sociale, Tanor a déjà fait la part des choses.
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