Journée mouvementée à Ndiawedoune (St-Louis) : des tirs de lacrymogènes et des interpellations. Une population en panique.

Une nouvelle vague de protestations contre la récurrence des accidents sur la route nationale numéro 2 à NDIAWEDOUNE, a éclaté, vendredi, sanctionnée par une riposte musclée des gendarmes et l’intrusion de ces forces de l’ordre dans le village.

Une fronde des jeunes en colère dont certains, parents du jeune garçon tué, hier, par un véhicule, a dégénéré. Ceux-ci, dénonçaient les nombreuses victimes recensées dues aux courses vitesse sur la nationale, à la non-installation de dos-d’âne et au silence des autorités sur ces tragédies mortelles.

A NDIAWEDOUNE, les résidus de pneus enflammés, les centaines de pierre sur le goudron, et les autres objets calcinés démontrent, à suffisance, l’ardeur de la violence qui s’y est déroulée.

Des gendarmes ont tiré des gaz lacrymogènes jusque dans les concessions, installant les habitants de cette localité dans une peur indescriptible. Des familles prises de panique ont évacué leurs enfants vers la partie la plus éloignée du village, au moment où d’autres, désorientées, sont restées confinées chez eux.

Dans une des familles jointes par nos soins, deux lacrymogènes ont été larguées. « L’un des gendarmes nous a regardés droit dans les yeux alors que nous étions assis dans la cour. Il a tiré sur nous », témoigne une dame en larmes.

«  Mon père qui nous voyait courir dans tous les sens lui a supplié d’arrêter. En réponse, il a tiré à côté de lui. Nous pensions qu’il était mort. Nous avons tous couru vers lui, sans le voir à cause de la fumée », relate cette habitante, deux douilles de bombe lacrymogènes entre ses mains (photo).