Il était une fois, le 15 octobre 1987, Thomas Sankara fut assassiné

Il y a 29 ans que l’ancien président burkinabé, Thomas Sankara, fut assassiné. Un jeune chef d’Etat révolutionnaire qui portait beaucoup d’espoir pour la jeunesse africaine. Aujourd’hui, son combat et ses idées continuent d’influencer bon nombre d’acteurs politiques de tout le continent.

Au Sénégal, le mouvement sankariste a décidé d’organiser une journée de réflexion à Bob pour discuter des défis du continent.

Retour sur les conditions opaques de la mort de ce héro. Jeune Afrique nous livre une version

Des acteurs du drame de la mise à mort de Thomas Sankara et de ses camarades, seul le commanditaire du meurtre demeure inconnu. Mais tous les regards se tournent vers l’ancien frère d’armes, Blaise Compaoré.

On sait tout de la mise à mort de Thomas Sankara et de douze de ses camarades, le 15 octobre 1987. Si la justice n’a jamais eu l’occasion de s’y intéresser, journalistes et essayistes ont raconté avec force détails l’assassinat du révolutionnaire, de sa genèse à son épilogue. Dans Il s’appelait Sankara. Chronique d’une mort violente, l’enquête de Sennen Andriamirado (une ancienne plume de J.A.) publiée en 1989, le seul survivant de la tuerie, Alouna Traoré, a même dessiné un schéma de la scène du crime. On n’ignore donc rien de cette tragédie, sauf l’essentiel : qui a commandité les meurtres.

Depuis vingt-sept ans, tous les regards sont braqués sur Blaise Compaoré, et pas seulement parce que c’est à lui qu’a profité le crime. La veuve de Sankara, Mariam, sa famille, ses plus proches collaborateurs, tous sont persuadés que “Blaise” a ordonné – avec le soutien d’Abidjan et de Paris – l’élimination de celui qui fut plus qu’un ami.

senego