Idy s’autoproclame Chef de l’Opposition et classe le PDS de Wade dans le pouvoir

Idrissa Seck conteste désormais le statut de «principal parti de l’opposition» du Pds que le Président Sall a rappelé sur Rfi. Dans un extrait des éditions «Afrique Matin» de vendredi, le leader de Rewmi  estime que le parti de Wade a rejoint le pouvoir pour avoir répondu à l’invitation au dialogue national.

C’est un marquage à la culotte. Parallélisme des formes, comme disent les juristes, action et réaction dans une même radio. Idrissa Seck a réagi à la sortie de Macky Sall. Invité de Rfi Matin jeudi, le chef de l’Etat avait déclaré que «le Pds est la principale force de l’opposition» sénégalaise. Le Parti démocratique sénégalais est pourtant ainsi considéré pour avoir être le seul à avoir obtenu un groupe parlementaire aux Législatives de 2012, mais aussi parce qu’à l’issue de la dernière Présidentielle, son candidat était deuxième. Mais l’ancien Premier ministre conteste désormais ce superlatif. «Je ne crois pas que le Pds soit la principale figure de l’opposition puisqu’il a rejoint le camp du pouvoir. Comment appelez-vous autrement leur présence au dialogue de Macky Sall sur les conclusions du référendum qu’ils ont rejetées à nos côtés pendant toute la campagne référendaire», a-t-il répondu. Il pense que Macky Sall «a besoin des suffrages du Pds parce qu’il sait que dans la perspective des élections législatives, il est mal parti puisqu’il a déjà perdu plus de 600 mille suffrages en seulement quatre ans d’exercice du pouvoir». Pour le président du Conseil départemental de Thiès, le Président Sall qui envisage la libération de Karim «certainement d’ici la fin de l’année» est dans un «calcul politicien» qui, promet-il, est «absolument sans effet».
Comme dans ses différentes interventions, M. Seck dénonce «l’utilisation du prétexte du dialogue national comme couverture d’un deal souterrain conclu à l’insu du Peuple sénégalais», mais aussi la «décrédibilisation» de la justice. «Il (Macky Sall) nous a parlé pendant quatre ans de traque des biens mal acquis pour aboutir à ce qu’il est en train de nous offrir comme spectacle. Tout ça pour ça !», conclut-il. Ce n’est sans doute que le début des hostilités.
Le Quotiien