«Idy et Abdoul Mbaye, même dénominateur commun, parler rek, basta…»

 Les deux anciens Chefs de gouvernements reconvertis en opposants radicaux, sont désormais les cibles du leader du Mouvement «Leeral Askanwi», Omar Faye. Pour cause, justifie l’homme de Rufisque, «Idrissa Seck et Abdoul Mbaye ont un dénominateur commun : ils ne font que ramer à contre-courant de l’intérêt national».

Qui piétine l’intérêt national pour des combats personnels contre les tenants du pouvoir, Omar Faye du Mouvement «Leeral Askanwi» te déclare une guerre sans merci. C’est la promesse faite hier par l’enfant de Rufisque. Et les principales cibles, verrouillées dans son collimateur, sont «les deux anciens Premiers ministres devenus opposants radicaux, aveuglés par leur combat personnel. Idrissa Seck et Abdoul Mbaye, qui ont un dénominateur commun : ils ne font que ramer à contre-courant de l’intérêt national».

Selon M. Faye, «Abdoul Mbaye qui vient de découvrir la dure réalité du terrain politique, avec toute sa rigueur, pense que s’opposer, c’est briser la sacralité de l’Etat ». Ce dernier a déjà oublié, rappelle-t-il, «le deuil économique qu’il a fait le peuple sénégalais à porter pendant tout le temps qu’il a passé à la Primature, avec à la clé une privatisation généralisée des affaires de la cité,, de chose publique, du service public ».

Revenant sur le président du Conseil départemental de Thiès, le leader du Mouvement «Leeral Askanwi» mentionne dans sa déclaration que « depuis quelque temps, Idrissa Seck du parti Rewmi, occupe de manière frénétique la scène médiatique avec des critiques acerbes contre la belle idée du dialogue national d’abord, ensuite sur le débat autour de la libération de Karim Wade et de manière générale contre les multiples initiatives, salutaires, du Président de la République et du gouvernement, en faveur de l’apaisement du pays. Initiatives qui, avec une concertation sincère sous-tendue par la sagesse des gardiens des temples de Bamba et de Maodo, ont donné d’excellents résultats avec l’arrêt de la grève des syndicats d’enseignants et la suspension des mesures de représailles envisagées par l’Etat. Ils ne font que parler ces deux politiciens là. Basta…»

«L’apaisement est une commande sociale implicite»

Voilà quatre années, dit Omar Faye, que l’espace politique national est pollué par le débat portant sur des règlements de comptes sur fond d’emprisonnements et d’adversaires politiques. « Si pour débloquer la situation et amener les différents acteurs à discuter autour de l’essentiel, c’est-à-dire, l’unique intérêt national, le président de la République initie un dialogue visant à apaiser la tension ambiante et remettre le pays au travail, tous les patriotes doivent s’en féliciter », soutient-il. Mais, relève le responsable de «Leeral Askanwi », «Idrissa Seck qui a pris le parti de ramer à contre-courant de cette tendance. Ce qui semble être l’expression d’une peur bleue enrobée de la libération de Karim Wade ».

Les ambitions personnelles d’un Idrissa Seck doivent-elles primer sur l’intérêt national et la stabilité politique ? Doit-on rappeler à Idrissa Seck tout le mal qui a été raconté sur Abdoulaye Wade, traité de grand malade et de sénile auprès des lobbies étrangers ? S’interroge M. Faye, ajoutant : « pourtant, au moment de pardonner et d’oublier, Wade l’a fait ». Après donc l’appel des chefs religieux, des organisations de défense des droits de l’Homme, des partis politiques et de l’écrasante majorité des Sénégalais, il convient de retenir, renchérit l’enfant de Rufisque, que cette tendance à «l’apaisement est une commande sociale implicite, comme l’a été la reddition des comptes ». Il est temps de s’occuper des interminables grèves au niveau du front social, de la lancinante question de la sécurité avec la menace terroriste et des autres urgences nationales conclut ce dernier.

M. MBENGUE