Et si Macky ne réduisait pas son mandat ? Un « wax waxeet » de plus comme on en a déjà vu avec Gorgui Wade

Au cas où le président Macky Sall décidait de faire 7 ans à la tête du pouvoir, cela n’aurait aucune conséquence. C’est du moins, ce que pense le politologue Alioune Sané. « Macky Sall ne risque rien. Les gens vont continuer à lui attribuer “’le wax waxeet”’. Il dira que j’ai des objectifs qui ne sont pas encore atteints. Mon entourage est contre. Une partie du peuple ne souhaite pas la réduction du mandat ».

De son côté, poursuit-il, « l’opposition continuera à tirer sur lui à longueur de journée, jusqu’à la prochaine présidentielle. Et le président est jeune. Il a besoin d’avoir un second mandat pour marquer son nom dans l’histoire du Sénégal. En démocratie, ce qui est important, c’est le débat d’idées. Ce ne sont pas les accusations ni les invectives. Les gens doivent rester dans les programmes de gouvernement et les projets de société. Au Sénégal, on pense que c’est en injuriant, calomniant qu’on est dans la posture de l’opposant et c’est ce qui est mauvais ».

Il est ressorti des propos du politologue, Ibou Sané, dans les colonnes du journal Enquête de ce mercredi 13 janvier 2016, que le débat fait rage autour de la question du mandat alors que l’essentiel est laissé en rade. « Actuellement, tout le monde est braqué sur la réduction du mandat présidentiel, alors qu’on aurait pu parler de problèmes économiques, sociaux, culturels. Nous sommes les champions du bavardage, des discussions à longueur de journée. Mais tant que l’économie marchera, les problèmes économiques vont régresser. Si on continue, à parler de la question du mandat, on ne travaillera pas », souligne-t-il.

1 Comment

  1. Dés lors que Macky Sall n’a pas choisi la démission pour respecter sa parole, force sera de constater qu’il s’est renié et qu’il cherche juste la voie pour duper le peuple et ne pas apparaître comme quelqu’un qui s’est renié.
    Macky Sall promet de respecter sa parole, et il choisi la voie de demander au peuple s’il accepte qu’il respecte sa parole, et encore il faudra qu’il demande au conseil constitutionnel s’il accepte qu’il fasse la demande au peuple (c’est le fameux débat sur l’avis du CC liant le président ou pas). N’oublions pas que le but de tout ceci est le respect par le président de sa parole.
    Si on aboutit au référendum, pour que le président respecte sa parole facilement, il faudra que le peuple vote oui, en majorité. Si le but, fixé par le président, aujourd’hui, est de respecter sa parole, par la voie référendaire, l’autre but obligatoire du président est que le référendum aboutisse à la victoire d’un oui. Et un référendum ou le oui est obligatoire n’est pas un référendum. Et il n’y a pas de raison de l’organiser, dés lors qu’il est censé être un espace de choix du peuple, alors que le peuple n’a pas de choix.
    Dans le cas ou le référendum reste un référendum, il faudra forcément analyser avec l’éventualité d’un NON victorieux, d’autant plus que l’APR fait campagne pour le NON. Et si le NON l’emporte Macky se retrouve dans une autre équation qui consiste à ne pas respecter sa parole en suivant le Non, ou de respecter sa parole en violant la décision du peuple qu’il dit souverain (raison pour laquelle il avait choisi le référendum).
    Si nous récapitulons: Si Macky ne choisit pas la démission, il lui faut un référendum trompe l’œil ou le peuple n’a que le choix du OUI. Dans le cas où le référendum se fait comme tous les référendums, c’est à dire libre, et que le NON que désire son parti l’emporte, ou Macky se dédit, ou il refuse la décision du peuple.
    Et tout le monde admettra que Macky ne peut manquer de conseillers qui prévoient tous ces scénarios. Mais si ces scénarios n’apparaissent pas dans la communication du pouvoir, c’est parce que le but n’est autre que de duper le peuple.

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