Entre la dévolution de Wade et la dynastie de Macky, L’APR fait la différence et parle de profils

PAPE MAËL THIAM, ADMINISTRATEUR APR : «Il y a un dénominateur commun…..mais les contextes et les profils ne sont pas les mêmes»
«Moi je crois que ce n’est pas la même chose. Parce que le syndrome de Wade est dû fondamentalement à une absence d’appui sociologique dans la gestion du pouvoir. Autrement dit, son fils n’était pas connu dans l’espace politique avant l’accession du papa au pouvoir. D’une part, on ne lui a pas vu dans les différents combats du Pds. Ce qui fait qu’il n’avait pas de légitimité. La preuve est qu’il n’a jamais occupé un poste électif. De l’autre, au niveau de la taille des responsabilités qui lui avaient été confiées, ce n’était pas rationnel, du point de vue du management. Egalement, son papa a plusieurs fois créé la frustration en disant à qui voulait l’entendre que son fils est le plus intelligent du Sénégal. Donc, cela fait autant d’éléments qui font qu’il n’a pas de légitimité au sein de l’opinion. Les seules élections auxquelles Karim a participé, il a été laminé.
Ce n’est pas la même chose. Dans le cas de Macky Sall, si on parle d’implication de sa famille au pouvoir, on fait référence de Mansour Faye et Alioune Sall. Pour ces deux-là, ce sont d’abord des gens qui ont fait toutes les guerres de l’opposition avec le Président. En retour, ils trouvent leur légitimé dans les combats qu’ils ont fait au même titre que les autres responsables du parti. Et par ailleurs, ils ont osé plonger pour conquérir des postes électifs. Mansour Faye et Aliou Sall sont maires par le biais des élections… Ce n’est donc pas la même chose. Certes, il y a un dénominateur commun, c’est-à-dire l’appartenance à la famille présidentielle, mais les contextes ne sont pas les mêmes et les profils également ne sont pas les mêmes. Il ne faut pas verser dans la facilité dans la réflexion.
Extrait Sud Quotidien