Division du PDS, dispersion de l’opposition entre le Front et la C20…Macky risque d’aller seul aux élections

Sénégal, où se cache ton opposition ? À n’en point douter, le Président Macky Sall doit surement plus compter sur la léthargie de l’opposition, que sur un bilan économique mitigé, la massification et les prouesses de son parti pour se faire réélire dans un an. Que le schéma électoral change ou pas.
Pendant qu’il fait feu de tout bois pour prétendre à nos suffrages, notamment avec les visites ordinaires et inopinées sur multipliées à l’intérieur du pays, il ne laisse en face que de formations politiques pour la plupart vissées à Dakar. Des partis dont les éléments les plus actifs qui semblent encore croire au père Noël, passent leur temps à spéculer et à se projeter en schémas éminemment politiques, pour compter contrecarrer les projets du candidat Macky Sall.
Si le mandat présidentiel actuel est prolongé jusqu’en 2019, cela donne comme objectif principal : la présentation d’une liste unique aux législatives de 2017 afin d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, et imposer une cohabitation à Macky Sall. Au cas contraire, si la réduction du mandat présidentiel est entérinée par référendum, et que la présidentielle se tienne toujours en 2017, le consensus volerait en éclats.
Ce serait du chacun pour soi, en attendant des regroupements futurs ou de plus grandes coalitions, pour éviter l’asynergie des forces restantes. Il semble que le Cadre de concertation des leaders de l’opposition ne souhaite qu’une chose : mettre Macky Sall en ballottage, en présentant des candidats sérieux susceptibles de rafler les suffrages des Sénégalais dans les plus grandes cités du pays. Y arrivera-t-il ? Macky laissera-t-il faire en ne cherchant pas à prendre les devants ?
S’il est certain en tout cas que cette stratégie ne pourrait avoir de sens que si elle est pilotée par un Pds remis de ses guerres de positionnement, il n’en demeure pas moins que pour l’opposition, l’urgence se fait déjà sentir devant le no mans land politique qui sépare désormais l’Apr des autres formations politiques du pays.
Il va falloir, une fois de plus compter, non plus sur les seuls moyens physiques et matériels devenus trop désuets pour se permettre de livrer un combat contre Macky, mais sur sa science et sa capacité de nuisance qui trouve écho auprès de beaucoup de ses compatriotes. Surtout dans le monde rural et semi urbain.
Rewmi.com