Dialogue National…La Raddho et Amnesty International confirment leur présence au Palais

Les mouvements de la société civile Amnesty International/Sénégal et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (Raddho) seront à l’ouverture du dialogue national convoqué par le chef de l’Etat. Leurs responsables ont non seulement confirmé avoir reçu leur carton d’invitation, mais aussi leur présence cet après-midi au Palais de la République où est prévue la cérémonie d’ouverture de ces concertations. Qui, précisons-le, porteront «principalement sur la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle adoptée par le peuple sénégalais le 20 mars dernier et, sur d’autres questions d’intérêts nationales», comme le souligne explicitement le contenu du carton d’invitation signé par le Président Macky Sall et envoyé à toutes les forces vives de la nation, conviées à cette rencontre.

«Nous avons reçu une invitation pour le lancement du dialogue et on est prêt à y aller pour écouter. Et, je précise que c’est une invitation pour le lancement du dialogue. Disons-le, personnellement, moi j’avais appelé à voter NON, mais ce n’était pas la position de la Radho. C’était une position personnelle parce qu’on n’a pas un consensus au sein de la Raddho pour le OUI ou pour le NON. Maintenant, j’ai vu que ce dialogue va effectivement porter sur la réforme constitutionnelle mais également sur d’autres questions d’intérêt national. Donc toute question d’intérêt national est digne d’être traitée au cours de ce dialogue. On ne sait pas encore exactement comment le dialogue va se dérouler. On a été seulement convié à la cérémonie de lancement prévu, aujourd’hui 28 Mai à 16h. Maintenant, peut-être après le lancement, on aura plus d’informations sur le format et sur la manière dont va dérouler ce dialogue», informe Aboubacry Mbodj, secrétaire général de la RADDHO.

Abondant dans le même sens, son collègue Seydi Gassama, directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty international souligne que pour être les premiers à appeler le Président, depuis plus de deux ans, à engager le dialogue avec son opposition, ils ne peuvent que saluer la tenue de cette rencontre.  «Nous estimons que, au-delà de ce qui se passe à l’Assemblée nationale, il y avait un besoin d’avoir un dialogue direct entre le Président et l’opposition, surtout après ce référendum, des lois doivent être faites.