Diagne Fada craint ou manipulé ? Insulté par Farba, il est démarché par Awa Diop…Et quoi encore ?

Pour éviter que le Parti démocratique Sénégalais (Pds) s’embrase davantage, à cause de la problématique de la réforme, les médiateurs s’activent pour apaiser la tension.
Les médiateurs de l’ombre entrent en action. La présidente du Mouvement national des femmes libérales, Mme Awa Diop s’est rendue, en catimini, dans la nuit du mardi au mercredi, au domicile du leader des frondeurs, Modou Diagne Fada. Inutile de dire qu’elle cherche à jouer la carte de l’apaisement entre le père, Me Abdoulaye Wade et le fils, Modou Diagne Fada.
Et sans surprise aucune, les sources de Grand-Place, les premières à avoir annoncé la division au Parti démocratique Sénégalais (Pds), rapportent que la discussion a porté sur les liens présumés entre le dirigeant du groupe dit des réformateurs, Modou Diagne Fada et le président de la République, Macky Sall.
Parce que, il faut le dire, l’enfant de Darou Mousty est accusé par ses détracteurs d’avoir encaissé les sous du chef de l’Etat et de manœuvrer ferme pour une cohabitation au pouvoir avec ce dernier, d’ici à l’élection présidentielle. «Faux !» rétorque le président du groupe parlementaire libéral et démocratique.
Qui précise à son hôte que ceux qui assimilent le schéma de la cohabitation à un partage du gâteau, pouvoir, n’ont pas de vision, encore moins de culture politique. Expliquant que c’est dans l’intérêt du Pds. Modou Diagne Fada a repris l’argumentaire de Mme Aïda Mbodji, qui disait lors de sa dernière conférence de presse que si le président Macky Sall ne réduit pas son mandat de 7 à 5 ans, comme il l’avait promis au peuple, le Pds le battra aux prochaines législatives prévues en 2017 pour ensuite lui imposer la cohabitation à partir de l’Assemblée nationale.
Pour Diagne Fada, le cas échéant, les libéraux auront, par la force des choses, le poste de Premier ministre. Le président du groupe parlementaire libéral et démocratique a, toutefois, réaffirmé devant sa sœur de parti, Awa Diop, qu’il n’est pas question pour eux de quitter la formation politique de Me Abdoulaye Wade

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  1. LE LION DEVENU VIEUX (*)

    …………Le Lion, terreur des forêts,
    Chargé d’ans, et pleurant son antique prouesse (1),
    Fut enfin attaqué par ses propres sujets
    Devenus forts par sa faiblesse.
    Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied,
    Le Loup, un coup de dent ; le Bœuf, un coup de corne.
    Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,
    Peut à peine rugir, par l’âge estropié (2).
    Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes,
    Quand, voyant l’Âne même à son antre accourir (3) :
    Ah ! c’est trop, lui dit-il, je voulais bien mourir ;
    Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes.
    JEAN DE LA FONTAINE

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