Destitution de Aïda Mbodj : Le « mange-mil » Mbaye Jacques Diop condamne l’attitude de son patron Macky

L’ancien président du défunt Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes)  déplore la destitution de Aïda Mbodj à la tête du Conseil départemental de Bambey par le ministre des Collectivités locales, Abdoulaye Diouf Sarr, pour cumul de mandats électifs.

Dans un entretien accordé au journal «L’As», Me Mbaye Jacques Diop marque sa déception par rapport à cette affaire. Il dit : «Dans le cas de Aïda Mbodj, c’est une loi française qui soulève et règle le cumul des mandats. Mais ce qui est aberrant et contraire au Droit, c’est qu’un élu ne peut être déchu que par un décret signé par le président de la République, qui, lui-même, est un élu. Donc, la doctrine, comme la loi, estime que quelqu’un qui n’a pas bénéficié du suffrage universel ne peut pas mettre fin à un mandat de quelqu’un qui en a bénéficié.»

Dans cette affaire transférée par la libérale et ses camarades du Parti démocratique sénégalais (Pds) devant la Cour suprême, l’ancien maire de la ville de Rufisque pense que la Cour va donner à Aïda Mbodj. Et il les invite à aller jusqu’au fond des choses. «Le principe de la décentralisation, ce n’est pas de vouloir combattre l’élu et le pourchasser jusqu’en son dernier retranchement. Si le préfet constate qu’un acte semble violer la loi, il le défère devant la justice. Dans l’Affaire, c’est l’opinion même qui ne comprend pas. Et elle semble accepter sa destitution», s’offusque M. Diop qui souligne que le processus, l’esprit et la lettre de la décentralisation n’ont pas été respectés.